Skip to content

Après l’attentat de Trappes et La Verrière, le CNEF appelle les Églises à prier pour les victimes

Le Conseil national des évangéliques de France condamne l’attentat qui a coûté la vie à Pengo Bossio Wangi, un jeune chrétien de 26 ans, et invite les Églises à prier pour l'apaisement social.
Jules* - Wikimédia

Le 23 octobre, armé d’un pistolet-mitrailleur, Kévin T. a semé la terreur entre Trappes et La Verrière, dans les Yvelines, tuant un homme et blessant sept autres personnes, dont une fille de douze ans. Le tireur présumé a depuis reconnu un mobile raciste et islamophobe. Il a été mis en examen le 29 octobre et placé en détention provisoire, mais conteste toute intention terroriste. Dans un communiqué du 29 octobre, le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) appelle les Églises à prier pour les victimes et pour l’apaisement.

«J’ai la foi, je suis chrétienne, lui aussi il l’était», a déclaré à Blast la sœur jumelle de Pengo Bossio Wangi, Ritsia, indique Tribune Chrétienne dans un article du 26 octobre. Ce combattant amateur d’arts martiaux mixtes avait jusque-là été présenté comme musulman dans les médias. Selon le procureur de la République antiterroriste, Olivier Christen, son assassin a admis «avoir spécifiquement ciblé des personnes qui sont de type musulman ou africain, nord-africain, et choisi le lieu de son action car, je cite: « Trappes est un repaire d’islamistes »».

Publicité

La responsabilité des chrétiens

Dans son communiqué, le CNEF condamne le racisme, «inacceptable, comme toute forme de haine». La faîtière le juge «contraire à notre foi, aux convictions et aux valeurs que les protestants évangéliques tirent de l’Évangile» et affirme que, «créé à l’image de Dieu, chaque être humain possède une dignité identique et inaliénable, quelle que soit son origine». Elle «exprime sa compassion à toutes les victimes et leurs familles, en particulier à la famille du jeune Pengo Bossio Wangi, à ses proches et aux chrétiens de leur communauté». 

Citant la Bible qui appelle à surmonter le mal par le bien et à ne pas se laisser vaincre par le mal (Rom. 12:21), le CNEF déclare que, «face au risque d’escalade de la violence, dans un contexte de fortes tensions sociales, les chrétiens ont la responsabilité de rompre cette spirale». Il invite les Églises évangéliques à intercéder pour les victimes, la justice et la vérité, la ville de Trappes et «pour que chaque croyant refuse la haine et devienne un acteur courageux de dialogue et de solidarité». Le Conseil conclut en soulignant que Jésus disait «Heureux ceux qui procurent la paix» (Mat. 5:9).

Publicité