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IA, génétique, fin de vie: la Fédération nationale des Associations familiales protestantes trace des lignes rouges

© Jérémy Barande - Wikimedia Commons
A l’occasion des assises de la bioéthique, la Fédération nationale des Associations familiales protestantes a présenté ses propositions pour un avenir qui défend l’humain.

Le 21 janvier 2026, le Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé a lancé les Etats généraux de la bioéthique qui dureront jusqu’à fin avril. Des thématiques telles que la génomique, les neurosciences ou encore le numérique et l’IA en lien avec la santé y sont abordées. Diverses associations et personnalités sont auditionnées, dont la Fédération nationale des Associations familiales protestantes (FNAFP), qui a publié le 2 avril sur son site sa contribution au débat.

«Quel type d’humanité voulons-nous être et transmettre ?»

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«Dans un contexte d’accélération technologique sans précédent, intelligence artificielle, édition génétique, hybridation homme-machine, la question centrale n’est plus seulement « que pouvons-nous faire? » mais « quel type d’humanité voulons-nous être et transmettre? »» C’est par ce liminaire que la FNAFP a présenté ses propositions.

Fédérant plus de 210 associations en France qui interviennent notamment dans les domaines de la solidarité et du soutien aux plus fragiles, la FNAFP, telle qu’elle se présente, bénéficie d’une «expérience de terrain [qui la] place au contact direct des familles confrontées aux conséquences concrètes des mutations biomédicales: recours à l’AMP (Aide médicale à la procréation, ndlr), annonce d’un handicap, question des origines, accompagnement de la fin de vie». Elle propose «une réflexion éthique et anthropologique issue de [sa] tradition protestante et de [son] expérience de terrain» en soulignant que «l’être humain reçoit de Dieu mandat de responsabilité à l’égard de la Création», impliquant de la protéger.

Cinq propositions

La FNAFP conteste la substitution de la technologie aux soignants et juge qu’il faut éviter une médecine standardisée par les données, et garantir la responsabilité personnelle des médecins. «Nous réaffirmons le respect de l’embryon humain, y compris surnuméraire, et le refus du clonage humain», déclare la Fédération, qui propose de limiter les technologies d’édition génétique au traitement de maladies graves et d’interdire toute modification visant l’«amélioration» de l’être humain. Elle propose de développer un accès effectif aux soins palliatifs sur tout le territoire pour un accompagnement digne et solidaire, avant toute évolution vers l’«aide» à mourir.

Se prononçant pour la protection des plus vulnérables, la FNAFP propose notamment d’encadrer strictement les traitements hormonaux de mineurs en dysphorie de genre, par une évaluation pluridisciplinaire, un suivi psychologique long, et l’implication des parents.

Enfin, elle propose de garantir l’accès des personnes et des familles à une information pluraliste et la présentation d’alternatives dans les décisions bioéthiques, pour protéger leur liberté de conscience. La synthèse de ces assises servira à éclairer les enjeux de la future loi de bioéthique.

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