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«Le mouvement écologiste a besoin d’entendre le message chrétien», assure l’activiste Laura Anderson

© Less Waste Laura - Facebook / Laura Anderson
L’activiste chrétienne écossaise Laura Anderson affirme que la protection de l'environnement ne doit pas être une préoccupation périphérique pour l’Eglise, mais qu'il s'agit d'une dimension centrale de l’Evangile.
Ahmed T.

«Le mouvement écologiste a vraiment besoin d’espoir, il y a un besoin d’entendre le message chrétien», assure Laura Anderson, scientifique environnementale et militante climatique. La jeune femme, suivie par plus de 100’000 abonnés sur les réseaux sociaux sous le nom @LessWasteLaura, cumule les distinctions: elle a été élue «influenceuse de l’année» en Ecosse, a intégré la liste des «35 personnalités de moins de 35 ans» de la King’s Foundation qui considère qu’elle fait partie de «la prochaine génération de créateurs et d’acteurs du changement», et elle siège dans plusieurs comités consultatifs en raison de son expertise, rapporte Premier Christianity le 27 mai.

L’Evangile, un «moteur» pour s’engager

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Son engagement trouve ses racines dans son parcours personnel. Durant l’interview accordée au même média, elle raconte que, jeune chrétienne, elle n’avait jamais entendu parler de la crise écologique dans son Eglise. Elle explique que sa foi constitue un «puissant moteur dans son action». Pour elle, l’Evangile ne se limite pas au salut individuel: «L’Evangile, ce n’est pas seulement à “propos de moi”, c’est à propos de tous les êtres humains, de toute la Création, de la restauration de toutes choses», proclame-t-elle avec force.

Alors que, d’une manière générale, le mouvement écologiste ne semble pas inclure le christianisme comme un pilier de son action, il est temps, selon Laura Anderson, que «chacun agisse en apportant de petits changements qui peuvent devenir significatifs et avoir un grand impact».

Eglises polluantes, Eglises impliquées

«Beaucoup d’Eglises ont de grands bâtiments qui consomment beaucoup d’énergie et génèrent beaucoup de déchets», dit-elle à titre d’exemple. «Je suis en discussion avec mon Eglise au sujet des gobelets de communion en plastique à usage unique. Cela m’a choquée d’apprendre que nous en jetons jusqu’à 10’000 par an, rien que dans mon Eglise», s’indigne la chercheuse.

Tout en reconnaissant que les communautés chrétiennes ont commis des erreurs par le passé, Laura Anderson souligne l’existence de nombreuses organisations chrétiennes engagées sur le terrain et ajoute: «J’ai vu des Eglises proposer d’excellentes séries de sermons ou organiser de superbes formations.» En conclusion, elle met en garde les chrétiens contre un retrait du débat écologique: «Si nous choisissons de nous retirer de cet espace, c’est une opportunité missionnaire ratée.»

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