La FPF renforce la place des évangéliques dans sa gouvernance
Le pasteur Christian Krieger, président de la Fédération protestante de France (FPF), a acté une mutation historique du protestantisme fédératif, marquée par la place grandissante des évangéliques. C’est ce qu’il a déclaré lors de l‘assemblée générale de la Fédération le 30 janvier dernier à Paris. Christian Krieger a notamment salué «l’effort remarquable produit par les Eglises évangéliques», qui ont doublé en deux ans leur contribution financière à la FPF. Un engagement qui témoigne de leur inscription résolue à un projet commun «dans un esprit de solidarité équitable».
Une gouvernance conjointe
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Cette reconnaissance financière se double d’une réforme structurelle. Le projet de nouveaux statuts présenté lors de l’assemblée générale vise à établir une gouvernance portée «conjointement et équitablement par les Eglises luthéro-réformées et les Eglises évangéliques». Pour le président de la FPF, il s’agit de mettre un terme à «l’invisibilisation» de ces dernières, jusqu’ici regroupées dans la catégorie par défaut des «autres Eglises».
Face aux éventuelles craintes liées aux enjeux d’influence, Christian Krieger a rappelé une vision spirituelle de l’institution: «En Eglise, l’autorité première est celle d’une parole, et la vertu première qui fonde l’autorité de cette parole est la qualité de l’écoute.» Selon Christian Krieger, cette évolution s’inscrit dans le contexte de l’adoption de la loi du 24 août 2021 (dite loi «Séparatisme»), qui a généré un flux inédit d’adhésions : 46 dossiers d’Unions d’Eglises ou de communautés sont actuellement en cours d’instruction ou de dialogue avec la Fédération.