Amnesty International UK retire un rapport critiquant des groupes chrétiens et pro-vie
Un récent rapport d’Amnesty International Royaume-Uni, aujourd’hui remplacé sur le site de l’ONG par un texte d’excuse, accusait des groupes chrétiens et pro-vie de représenter une «menace croissante» sur les droits des femmes et des personnes LGBT+. Face au tollé engendré par cette publication, l’ONG a en effet retiré le document.
Une «menace croissante» contre les droits humains
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Dans ce rapport de 22 pages publié en ligne il y a une dizaine de jours sur son site, consulté entre temps par Christian Today, Amnesty International UK affirmait que le Royaume-Uni était confronté à une «menace croissante» provenant d’un «mouvement anti-droits» qui «alimente une panique morale» et cherche à «faire reculer les protections des droits humains», surtout en ce qui concerne les femmes et les personnes LGBT+. L’ONG demandait un réexamen du statut d’organisme caritatif de 117 organisations.
Le texte ciblait entre autres le Christian Institute, l’Alliance évangélique britannique, la Conférence des évêques catholiques d’Angleterre et du Pays de Galles et la Society for the Protection of Unborn Children. Les reproches s’adressaient aussi au centre Beira’s Place qui soutient les femmes victimes d’agressions sexuelles. Cet établissement a été fondé par J.K. Rowling (auteure de la saga Harry Potter et, selon ses mots, chrétienne pratiquante) et n’accueille que des femmes biologiques. L’écrivaine s’oppose publiquement, depuis bien des années, à certaines revendications transgenristes, notamment la détention d’hommes déclarant être des femmes dans les prisons pour femmes.
Une ONG fondée par un chrétien
La militante pro-vie Fleur Elizabeth Meston voit également une contradiction. La volonté affichée du fondateur d’Amnesty International, Peter Benenson – «un chrétien fervent» – est de défendre les «prisonniers d’opinion». Toutefois, dénoncent ceux qui ont exigé le retrait du texte, l’ONG «qualifie aujourd’hui d’ « anti-droits » des personnes qui ont simplement les « mauvaises » convictions.» «Dire que le sexe biologique est important n’est pas être anti-droits. Militer pour protéger les enfants à naître n’est pas être anti-droits», ajoute Fleur Elizabeth Meston, relayée par Christian Today.
J.K. Rowling a invité sur X, le 13 juillet, les autres organisations de soutien aux femmes citées sur la «liste noire» de l’ONG à solliciter l’aide du J.K. Rowling Women’s Fund pour leurs frais de justice si elles envisageaient des poursuites.
«Nous regrettons que cette note d’information ait été publiée sur notre site internet sans passer par les procédures internes d’examen établies, destinées à garantir la cohérence, l’exactitude et la conformité avec les positions d’Amnesty International UK.» L’ONG affirme, en présentant ses excuses, que «le langage employé dans ce document ne reflète pas la position d’Amnesty International UK, raison pour laquelle il a été rapidement retiré.»