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Après dix ans au service des Églises dans les différents territoires français, Rachel Carlier quitte ses fonctions au CNEF

© CESE / Rachel Carlier
Le CNEF a ses bureaux à Paris, mais déploie aussi ses actions en région. Rachel Carlier, chargée du service Territoires et Développement durant dix ans, vient de quitter ce poste: l’occasion de revenir, avec elle, sur son travail.

Après une décennie au service du Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et des Eglises sur le terrain, Rachel Carlier a achevé son mandat le 30 juin. Dans un communiqué publié le même jour sur Facebook, la faîtière salue le travail de son ancienne directrice du service Territoires et Développement, qui «a contribué à renforcer les liens entre les Eglises, encourager la coopération locale et ancrer durablement le CNEF dans les réalités du terrain», mais aussi «son écoute, sa disponibilité, son accompagnement fidèle et sa capacité à créer des relations de confiance». Elle explique ses missions à Evangéliques.info.

Des besoins du terrain aux instances nationales

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L’une des missions de Rachel Carlier était de relayer les informations nationales ayant des conséquences pour les Eglises, faire des remontées du terrain qui entraînaient des «réponses pratico-pratiques du CNEF». Elle transmettait ainsi au CNEF les besoins spécifiques des communautés de chaque territoire, notamment ceux des Eglises des zones rurales et de celles issues des diasporas.

Ses autres responsabilités consistaient à représenter le CNEF auprès des autorités nationales et locales – entre autres, les préfets –, à créer du lien entre les responsables d’Eglises et à inspirer des événements. Le 5 octobre 2025, 89 cultes ont par exemple été organisés en commun dans toute la France grâce notamment à son travail, avec une collaboration entre les comités départementaux du CNEF et ses sections locales.

Créer des liens entre les Eglises

En poste, Rachel Carlier a pu voir «l’effet CNEF», dit-elle, notamment des réconciliations vécues entre des Eglises locales. Elle s’est aussi attachée à établir une connexion dans les différents territoires français avec des Eglises qui ne sont pas membres de la faîtière.

Elle explique également qu’elle participait aux discussions internes sur l’implantation d’Eglises ou encore sur la façon de dynamiser les communautés rurales qui s’essoufflent. Elle a ainsi mené, avec des responsables de congrégations, un projet en Haute-Marne et dans la Meuse, qui a permis de cibler les problématiques communes aux Eglises avec le programme de formation à la revitalisation de l’Eglise «Refocus». L’outil a permis de savoir «quoi commencer, quoi arrêter et quoi améliorer», en tenant compte des spécificités des territoires. Rachel Carlier s’apprête à relever un nouveau défi: au printemps prochain, elle prendra la présidence des Associations familiales protestantes.

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