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Portes Ouvertes a organisé un événement public à Strasbourg le Vendredi saint

© florin1961 - Depositphotos / Au pied de la cathédrale de Strasbourg, des dizaines de chrétiens se sont réunis le 3 avril dans un élan de soutien aux chrétiens persécutés
L’ONG Portes ouvertes a organisé à Strasbourg un grand rassemblement de sensibilisation et de soutien aux chrétiens persécutés, le 3 avril, avec la présence d’un chrétien iranien.

«Portes Ouvertes Suisse avait déjà organisé un rassemblement en 2024», explique à Evangéliques.info Laëtitia Kelen, chargée de plaidoyer et des relations presse: «Nous avons souhaité reproduire la même chose en France.» L’ONG basée à Strasbourg a mis en place cet événement œcuménique pour le Vendredi saint, férié en Alsace, devant la cathédrale: «Nous avons choisi Pâques, une période où les chrétiens sont souvent attaqués, pour manifester l’unité du corps de Christ entre toutes les confessions chrétiennes.»  Parmi les moments forts, la prise de parole d’un chrétien iranien.

Un témoignage de la persécution en Iran

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Durant l’événement, des dizaines de chrétiens se sont tenus par la main devant le public, chacun arborant le drapeau d’un pays où sévit la persécution religieuse, chantant le negro spiritual «Let my people go» afin de rappeler la sortie des Hébreux hors d’Egypte et, par là, leur délivrance.

Le moment fort de l’après-midi a été le témoignage de Farid, un Iranien qui vit maintenant en Europe avec sa famille. Issu d’une famille musulmane, il a essayé de combler le vide par l’alcool et la drogue, avant de se convertir au christianisme: «Une nuit, j’ai vécu quelque chose que je ne peux pas entièrement expliquer. J’ai ressenti un amour qui m’entourait. Pour la première fois, le vide en moi avait disparu.»

Rejet familial et social

Farid a rejoint une Eglise clandestine. En tant qu’ancien musulman devenu chrétien, il a vécu des moments douloureux: «Le premier endroit où j’ai fait face à la pression, c’était ma propre famille. Pour eux, ma foi n’était pas simplement un choix personnel, mais une trahison. A un moment donné, la situation est devenue si tendue que ma vie était même en danger», a-t-il expliqué. «Parfois, par peur ou sous pression, même des membres de la famille se dénoncent entre eux.»

Les conséquences sociales sont aussi lourdes: «Beaucoup de chrétiens perdent leur emploi, d’autres sont interrogés, surveillés, ou vivent sous une pression constante. Certains sont arrêtés et font face à de longues périodes d’incertitude, souvent traités durement en prison.» Quitter l’Iran offre une sécurité, mais c’est aussi «un voyage émotionnel», souligne Farid: «L’incertitude, la solitude, et même la dépression font partie du parcours pour beaucoup.» Mais il note que beaucoup de chrétiens continuent, «parce que, pour eux, la foi n’est pas seulement une croyance, c’est une réalité. Dès le début, on comprend que suivre le Christ peut avoir un prix.»

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