Un ancien pasteur assassiné lors d’un trajet en minibus au Nigeria, un autre enlevé
Deux pasteurs qui circulaient en minibus de Jos à Bokkos, dans l’état du Plateau au Nigeria, ont été forcés de sortir d’un minibus par des Peuls musulmans. La dépouille du pasteur Emmanuel Hills a été retrouvée le 29 août, selon un article publié le lendemain par le média nigérian P.M. News.
Emmanuel Hills, ancien pasteur de Dunamis Church et le pasteur Gabriel Joseph Dipak, de la Christ Apostolic Church, se rendaient en van de Jos à Bokkos le 28 août quand leur véhicule a été stoppé par des hommes armés, dans la région du Middle Belt. Ces derniers, des Peuls, avaient érigé un barrage à moins de 1,6 kilomètre d’un point de contrôle militaire.
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Rapts, vols, violence extrême
Le minibus transportait neuf passagers. Les éleveurs musulmans ont forcé les deux pasteurs à en sortir, et ont pris les téléphones et l’argent des autres passagers avant de les relâcher. Le journaliste Masara Kim, spécialiste des conflits, a déclaré sur X, le 31 août, que l’épouse d’Emmanuel Hills avait pour sa part été torturée avant d’être relâchée.
Le corps d’Emmanuel Hills a été retrouvé tôt le lendemain matin près de l’endroit où avait été établi le barrage. Les ravisseurs auraient pris contact avec la famille du pasteur Gabriel Joseph Dipak, mais leurs revendications étaient inconnues au moment de la publication de l’article de P.M. News. Emmanuel Hills, ghanéo-nigérian, était également le fondateur de The Wonderful Grace of God Evangelical Ministry, à Bokkos.
Le lendemain de l’assaut, Masara Kim a signalé sur X quatre autres attaques qui avaient eu lieu le même soir à une distance de seize à trente-deux kilomètres. Une femme a été tuée dans le village de Fang, deux autres personnes l’ont été dans le village de Radura, une personne a été blessée dans celui de Chakfem. «Cinq incidents. Une seule nuit. Les mêmes auteurs présumés. Les mêmes victimes ciblées – des chrétiens», observe le journaliste.