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Népal: des dizaines de chrétiens morts et de disparus

Après les inondations meurtrières du 26 août, des pasteurs népalais se mobilisent dans les zones sinistrées. Plusieurs dizaines de chrétiens seraient portés disparus, tandis que les Eglises apportent une première aide aux populations touchées.
Paysage dévasté par une importante coulée de boue. Au premier plan, une épaisse couche de boue grise et d'eau trouble recouvre la vallée, engloutissant partiellement un bâtiment commercial sur la droite. Sur la gauche, un groupe de personnes est rassemblé pour observer les dégâts au milieu des débris. En arrière-plan, des montagnes verdoyantes sous un ciel bleu nuageux contrastent fortement avec la zone sinistrée.
Prem Tamang - publiée avec autorisation / Des torrents d’eau boueuse ont ravagé le 26 août plusieurs zones du nord du Népal, à proximité de la frontière avec le Tibet.

Les inondations provoquées par l’effondrement d’un glacier le 26 août ont fait au moins 362 morts et plus de 1400 disparus au Népal et au Tibet, selon le bilan des autorités au 27 août. Dans les districts de Rasuwa et de Nuwakot, de nombreux chrétiens figurent parmi les victimes.

Prem Tamang, président de l’Eglise anglicane au Népal, s’est rendu sur place avec Purna Acharya, pasteur à Katmandou, et deux autres hommes. Il raconte à Evangeliques.info avoir effectué quatre heures de route puis plusieurs heures de marche avant de constater l’ampleur des dégâts et de commencer à rechercher des membres de leurs communautés.

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A Timure, «seul le pasteur a survécu»

Selon les informations recueillies par l’équipe népalaise de gestion des secours en cas de catastrophe, plusieurs dizaines de chrétiens sont portés disparus dans différents villages. A Santi Bazar, dans le district de Nuwakot, une trentaine de croyants auraient perdu la vie. A Timure, dans le district de Rasuwa, «tous les membres de [l’Eglise locale] sont morts. Seul le pasteur a survécu», témoigne Prem Tamang.

Les deux responsables ont également porté secours à trois femmes âgées de plus de 65 ans, Dil Maya, Gathi Maya et Ghaith. Sans argent et dans l’impossibilité de rentrer chez elles, elles ont été mises en sécurité et ramenées à Katmandou. Deux d’entre elles se sont révélées être chrétiennes.

«Montrer l’amour de Dieu à tout le monde»

Sur place, les besoins sont urgents: nourriture, eau, vêtements, couvertures, matériel de cuisson et moyens de transport pour acheminer l’aide. Une cinquantaine de jeunes bénévoles sont également prêts à intervenir, selon Purna Acharya, mais des financements sont nécessaires. «Dans ces situations, la priorité est simplement de montrer l’amour de Dieu à tout le monde», souligne le pasteur.

Retrouvez l’article complet dans la prochaine édition de Christianisme Aujourd’hui, avec les témoignages de Purna Acharya et Prem Tamang, les détails sur les communautés chrétiennes touchées et les besoins humanitaires.

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