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Au cœur du Parlement français, le pasteur Thierry Le Gall poursuit sa mission depuis 10 ans

© CNEF - YouTube
Le Service pastoral auprès des parlementaires du Conseil national des évangéliques de France fête ses dix ans. A cette occasion, son directeur, Thierry Le Gall, fait un bilan.

Le pasteur Thierry Le Gall est aumônier depuis maintenant dix ans sous les ors du Parlement français. Il a répondu pour l’occasion à une interview publiée le 13 mars sur le site du Conseil national des évangéliques de France (CNEF).

C’est après un drame qu’il lui est venu l’idée d’offrir un accompagnement spirituel aux députés et sénateurs: en 2012, après avoir perdu leur fils âgé de 24 ans, lui et son épouse Sylvie ont effectué une retraite spirituelle dans les Cévennes où il a eu la vision de «proposer une présence chrétienne pastorale au sein du Parlement, une source d’information, une passerelle – non politisée – entre les membres du CNEF et les parlementaires».

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Pas de bureau, mais une intimité garantie

A l’instar des aumôniers catholiques, Thierry Le Gall ne dispose pas de bureau à lui dans les enceintes des deux assemblées. «C’est une forme « d’aumônerie déléguée » par les institutions religieuses auprès du Parlement», explique-t-il. L’absence de lieux dédiés n’empêche cependant pas le pasteur d’écouter en toute confidentialité les parlementaires venant à lui. L’homme est sensible à l’importance de cultiver «la discrétion, la persévérance, la résilience», convaincu que «Dieu est aux commandes des cœurs même si le pays ne va pas dans la direction que nous espérons».

Dans un monde politique fait d’amitiés intéressées, il explique que la prudence est de mise: «Tous les « coups » sont permis: trahison, mensonges, manipulation, pièges… Les élus sont donc par principe très prudents et méfiants», observe-t-il, soulignant que c’est «en construisant une relation de confiance dans la durée [que] les cœurs s’ouvrent à l’Evangile».

De l’importance de l’intégrité

Le souci d’intégrité permet par ailleurs, selon ce Breton d’origine, d’obtenir la confiance d’élus, mais aussi de rester humble, «courageux, avec pour modèle Jésus-Christ». Ses interlocuteurs, même devenus ministres, lui conservent leur confiance et progressent dans leur foi, notamment ceux qui sont chrétiens. Thierry Le Gall se souvient qu’une sénatrice l’avait encouragée avec ces mots: «Je me sens aimée de Dieu.»

Le pasteur précise auprès de Evangéliques.info avoir «rencontré plus de 300 parlementaires en entretiens individuels une ou plusieurs fois». Tous ne sont pas évangéliques, note-t-il: «Il y a d’autres protestants, des catholiques, des juifs, des athées, des agnostiques et des syncrétistes.»

Vous trouverez un portrait plus fouillé de Thierry Le Gall dans les colonnes de Christianisme Aujourd’hui en cliquant ici!

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