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France: Les débuts des confrontations sur l’avortement dans la Constitution

Pour le Comité protestant évangélique pour la dignité humaine (CPDH), inscrire l’avortement dans la Constitution autoriserait une peine de mort pour les enfants à naître. Les débats entre les deux chambres à ce sujet s’annoncent tendus.
Mélanie Vogel
Public Sénat - La sénatrice écologiste Mélanie Vogel est à l'origine de la proposition de loi visant à inscrire l'avortement dans la Constitution française

Le Sénat a rejeté le 19 octobre en première lecture une proposition de loi visant à inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution. De vives délibérations ont abouti à un résultat serré: 139 voix pour, 172 voix contre. Une telle loi permettrait dans les faits le recours à l’IVG «à la libre demande de la patiente», sans conditions.

«La majorité sénatoriale (de droite) a fait le choix de s’inscrire contre la volonté de 81% des Françaises et des Français», a réagi la sénatrice Mélanie Vogel, à l’initiative de la proposition. «Cette bataille n’est pas terminée. Elle commence à peine.» En effet, le texte devrait être débattu fin novembre à l’Assemblée nationale. Le parti Renaissance et la Nupes se préparent en outre à présenter des projets de loi constitutionnelle similaires.

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A l’approche du débat, le Comité protestant évangélique pour la dignité humaine (CPDH) avait par ailleurs rappelé l’article 66-1 de la Constitution, qui déclare que «nul ne peut être condamné à la peine de mort». «Et depuis le 6 septembre, la sénatrice écologiste Mélanie Vogel a déposé une proposition de loi ajoutant un article 66-2 visant à constitutionnaliser le droit à l’interruption de vie des enfants à naître. N’y aurait-il pas une contradiction évidente?» questionne l’organisme.

>>Suisse: 200 000 enfants à naître sont morts depuis 2002 et la loi sur l’avortement<<

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