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La Réunion: L’Église Extravagance réunit 45000 € en 48 heures pour payer une caution

Des chrétiens debout dans une Eglise. Au premier plan, une dame habillée en orange, portant un masque anti-covid, a les mains jointes.
© Extravagance Saint-Pierre/Facebook
Les fidèles de l’Eglise Extravagance à la Réunion ont réuni 45 000 € durant le week-end du 30 au 31 octobre. Le 29, les dirigeants avaient envoyé un urgent appel aux dons pour payer une caution, afin d’éviter des sanctions pénales dans une affaire d’abus de faiblesse.

En 48 heures, durant le week-end du 30 au 31 octobre, les fidèles de l’Eglise réunionnaise Extravagance ont réuni la somme de 45 000 € pour payer une caution dans le cadre d’un contrôle judiciaire concernant des abus de faiblesse. La somme totale de 90 000 € a pu ainsi être versée pour éviter les sanctions pénales à l’encontre de l’Eglise, rapporte sur son site LINFO.re. La date butoir fixée par la justice pour le versement de cette caution était le 30 octobre.

Eviter la dissolution de l’Eglise

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Le vendredi 29, les dirigeants d’Extravagance avaient envoyé un courriel à leurs fidèles sous la forme d’un appel urgent aux dons. Il s’agissait, selon le message, d’éviter une liquidation judiciaire et la dissolution de l’Eglise, située à Saint-Pierre. Les dirigeants avaient cependant écrit: «Nous sommes convaincus que [l’Eglise de Dieu] doit continuer», et «nous croyons qu’il est le Dieu des miracles, nous lui faisons confiance malgré les circonstances».

Huit plaintes pour abus de faiblesse

L’Eglise Extravagance en tant qu’entité morale, ainsi que son pasteur Bruno Picard, sont la cible d’une enquête depuis février. En mai, les locaux d’Extravagance et le domicile de Bruno Picard avaient été perquisitionnés. En juillet, il avait été entendu en garde à vue concernant des abus de faiblesses sur d’anciens membres de la congrégation. Huit d’entre eux avaient en effet déposé des plaintes à ce sujet, déclarant que les responsables les avaient obligés à verser de grosses sommes d’argent à l’Eglise. Il existe en outre des soupçons de dérives sectaires.


Julie Daguenet, avocate de la partie civile, a déclaré le 3 novembre sur Réunion La 1ère (France Info) à props du courriel: «Nous sommes dans une manipulation des fidèles et de leur foi, à qui on explique “soit vous payez, soit votre église va disparaître.”»

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