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France: Emmanuel Macron a reçu les représentants des cultes pour la rituelle cérémonie des voeux

Le 9 janvier, Emmanuel Macron a reçu les représentants des cultes protestant, catholique, orthodoxe, musulman, juif et bouddhiste pour la rituelle cérémonie de voeux.

Selon l'hebdomadaire Réforme du même jour, le président de la République a salué «la parole de concorde et de paix que portent les cultes», dans un contexte de peurs et de colères qui traversent la société.

Pour François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France, la conception de la laïcité sur laquelle est revenue le président correspond bien a ce qui se vit au sein du protestantisme: «il ne s’agit pas d’une “religion” d’État de substitution mais bien de l’acceptation de la diversité des convictions au sein de la société française», a rappelé Emmanuel Macron.

Selon le vice-président du Conseil français du culte musulman cité par Ouest France, le président de la République souhaite continuer à faire évoluer la structuration de l'islam, «pour éviter toute forme de séparatisme alimenté par la radicalisation et par le communautarisme ». Un rendez-vous est fixé en février pour connaître les grandes lignes des propositions allant dans ce sens. En effet, la lutte contre le communautrisme est considéré comme le grand enjeu de 2020 pour le gouvernement.

En janvier 2019, Emmanuel Macron avait présenté des mesures de modification de la loi de 1905 (sur la séparation des Eglises et de l'Etat), portant notamment sur la transparence du financement des cultes et le respect de l'ordre public. Mais l'ensemble des responsables religieux s'en était inquiété, estimant que ces mesures auraient une incidence sur la liberté de culte et l'esprit même de la loi de 1905.

Alors que les représentants des cultes sont invités à reparler de cette loi en février prochain avec le ministre de l'Intérieur, François Clavairoly a déclaré, selon Réforme : “Nous sommes attachés à cette loi et nous saurons nous montrer vigilants quant à toute velléité de modification. Mais nous sommes lucides sur les risques encourus avec un culte phagocyté par des puissances étrangères. Nous sommes aussi très soucieux que l’islam puisse trouver ses marques au plan local, régional et national. Nous sommes prêts à y aider”.

Le président de la FPF pense que sa fédération pourrait être à certains égards une source d'inspiration car «c'est un système qui maintient la diversité dans le respect des différences spirituelles».

La rédaction d'Evangeliques.info - 10 janvier 2020 11:43

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