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Les Éclaireuses et Éclaireurs Unionistes de France soutiennent les manifestations lycéennes

Entamées mi-septembre, les manifestations lycéennes se poursuivent entre revendications et actes de violence. Un mouvement protestant de scoutisme prend parti pour les manifestants.
Foule de jeunes manifestants rassemblés place de la Bastille, à Paris
Eric Bromme / thenews2 - Depositphotos - place de la Bastille à Paris occupée par des étudiants en pleine vague de contestation

Après près d’un mois de manifestations, les lycéens continuent à se mobiliser. Dans un communiqué publié sur leur site le 8 octobre, les Éclaireuses et Éclaireurs Unionistes de France (EEUdF) apportent «tout leur soutien» aux manifestants. Pour le principal mouvement protestant de scoutisme en France, il faut leur faire confiance.

«10 milliards d’euros», c’est ce que réclament l’Union syndicale lycéenne et le syndicat étudiant Union étudiante pour la rénovation des bâtiments ou le recrutement de personnel. Les autres principales revendications exprimées lors des manifestations concernent la surcharge des classes et la suppression de la sélection via Parcoursup, la plateforme sur laquelle les lycéens formulent leurs vœux d’orientation après le baccalauréat.

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Une «jeunesse informée et engagée»

«En demandant plus de moyens dans l’éducation, de meilleures conditions d’enseignement, les lycéennes et lycéens se lèvent pour leurs droits et pour leur avenir, dans un mouvement de jeunesse inédit par son ampleur depuis 20 ans», estiment les EEUdF, qui, «en tant qu’association de jeunesse et d’éducation populaire (…) apportent tout leur soutien à ces mobilisations».

Selon le mouvement, «la jeunesse n’a jamais été aussi informée et engagée, il est de notre devoir de leur faire confiance». L’association soutient donc le droit des lycéens de décider pour eux-mêmes: «Nous répétons aussi l’importance pour les jeunes de pouvoir s’organiser collectivement et de façon autonome autour des enjeux qui les concernent.»

«Ouvrir les espaces de dialogue»

Estimant vivre dans «une société qui décrédibilise et délégitime la parole des jeunes et des enfants», les EEUdF affirment qu’il faut «ouvrir les espaces de dialogue pour tendre à la résolution du conflit [et que] les violences qui résultent de ce dialogue rompu ne sont pas une fatalité». Pour l’association, qui dénonce la «répression violente» des mouvements de jeunesse, il faut écouter les jeunes «sans minorer ni leurs revendications, ni leurs capacités politiques», afin de «construire des solutions concrètes». Selon elle, «il est urgent de donner des moyens significatifs pour l’accès à l’éducation et aux loisirs de toutes et tous», quelles que soient leurs appartenances sociales et leurs milieux économiques.

Depuis le début du mouvement, plus de 800 policiers et gendarmes et plus de 200 lycéens ont été blessés, selon des chiffres relayés par l’AFP le 9 octobre. À cette date, 141 lycées étaient fermés. Le 4 octobre, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, estimait entre 20 et 30 millions d’euros le coût des dégradations dans les lycées, logements de fonction compris. Le 6 octobre, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a qualifié de mensonge l’idée d’instructions politiques de répression. Au 9 octobre, le ministère de l’Intérieur indiquait avoir confié 24 enquêtes à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Le 8 octobre, Édouard Geffray a annoncé l’arrivée de 3 000 enseignants remplaçants et une hausse du recrutement de contractuels, des mesures jugées insuffisantes par les syndicats d’enseignants et les organisations lycéennes.

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