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Un accident de la route au Zimbabwe endeuille une congrégation apostolique

Vingt-sept membres de l'African Apostolic Church ont péri le 28 août dans la collision de leur minibus avec un camion, alors qu'ils se rendaient à une conférence religieuse.
Presidential Executive Office of Russia - Wikimedia Commons / Le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a décrété l’état de catastrophe suite à l’accident

Alors qu’ils se rendaient à une conférence en minibus, une trentaine de chrétiens apostoliques ont été victimes d’un accident avec un camion, le 28 août. Vingt-sept personnes ont péri, conduisant le président Emmerson Mnangagwa à décréter l’état de catastrophe, rapporte The Christian Post dans un article du 31 août. Le 1er septembre, la police a indiqué qu’il y aurait une personne supplémentaire parmi les victimes.

Surchargé, le taxi minibus transportait des membres de l’African Apostolic Church, en plus du chauffeur. Il est entré en collision frontale avec un poids lourd qui était en train de dépasser un autre véhicule.

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Une famille anéantie

Selon les autorités, vingt-quatre personnes sont décédées sur les lieux, et trois autres à leur arrivée à l’hôpital général de Chivhu, dans le centre du pays. Leur minibus a été entièrement calciné. Parmi les victimes, six étaient membres d’une même famille, indique une publication du média zimbabwéen The Herald du le 31 août.

Albert Magiya avait renoncé à monter dans le véhicule avec sa femme et ses cinq enfants, préférant prendre les transports publics. Il a déclaré à The Herald: «Ce jour-là, je n’arrêtais pas de penser que je ne devais pas aller à la conférence. Je sentais que quelque chose n’allait pas, même si je n’arrivais pas à dire précisément quoi.» Quand il est arrivé sur les lieux de l’accident, son épouse était encore en vie, déclare-t-il, précisant qu’il a alors reconnu les corps de quatre de ses enfants.

«J’ai perdu mes enfants et ma femme. Je souffre. Je ne sais pas comment cette douleur va finir par disparaître. Mon foyer a été détruit», a poursuivi Albert Magiya, ajoutant: «Je garde l’espoir qu’un jour, je pourrai les retrouver spirituellement. J’espère que Dieu leur a accordé la paix, où qu’ils soient, parce qu’ils ont péri alors qu’ils se rendaient à un rassemblement religieux. Mais je souffre.»

Etat de catastrophe

Albert Magiya a tenu à remercier le gouvernement «pour toute l’aide qu’il nous apporte, des cercueils à la nourriture». Le président Emmerson Mnangagwa a déclaré l’état de catastrophe en invoquant la loi sur la protection civile qui permet aux autorités de mobiliser des ressources et de coordonner l’aide destinée aux survivants et aux familles des victimes, notamment en prenant en charge les frais médicaux et les frais d’inhumation.

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