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Suisse: Rita Famos face à une nouvelle vague de désinformation

Pendant des années, Rita Famos, aujourd’hui présidente de l’Eglise évangélique réformée de Suisse, a reçu une centaine de lettres injurieuses. Depuis la condamnation de leur expéditrice, la pasteure est diffamée sur internet.
Rita Famos parle, derrière un pupitre
EERS - Rita Famos

L’été dernier, une femme de soixante-neuf ans a été condamnée pour avoir harcelé anonymement des années durant Rita Famos, présidente de l’Eglise évangélique réformée de Suisse (EERS), ainsi que sa famille. L’affaire ne s’arrête cependant pas là pour la pasteure désormais victime de désinformation – la concernant – sur les réseaux sociaux, rapporte Protestinfo dans un article du 31 juillet.

Jusqu’au franchissement d’une «ligne rouge»

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Tout a commencé en 2018 lorsque Rita Famos, également théologienne, s’est présentée pour la première fois à la présidence de l’EERS. Elle a reçu des lettres anonymes «extrêmement insultantes, souvent vulgaires et incohérentes». Cependant, elle n’a pas porté plainte, puisque l’auteure ne proférait pas de menaces de mort. Après avoir consulté le conseil juridique de la faîtière réformée, elle a décidé de déchirer les suivantes sans les lire.

L’auteure des lettres a contacté d’autres personnes pour les «mettre en garde» contre la pasteure. Des messages adressés à son mari, puis un courrier envoyé à l’employeur de son fils l’ont conduite à porter plainte contre X, sur le conseil de la police: «Pour nous, une ligne rouge avait été franchie», explique-t-elle.

La justice tranche, les accusations continuent

La police a identifié l’auteure des faits, déjà connue des autorités. Selon les documents judiciaires, la condamnée a notamment présenté la présidente de l’EERS comme une «adoratrice d’idoles» et une «fidèle sans foi ni loi» dans au moins huit lettres envoyées entre l’été 2023 et le printemps 2024.

La harceleuse a été condamnée l’été dernier à une peine de 1200 francs assortie d’un sursis de deux ans, ainsi qu’à une amende effective de 1000 francs.

Bien que Rita Famos n’ait pas souhaité se constituer partie civile, ce qui lui aurait permis de demander des dommages et intérêts ou de contester le jugement si la peine lui avait paru trop légère, elle est, depuis cette condamnation, présentée comme une personne vindicative et intolérante. Elle est maintenant accusée, sur les réseaux sociaux, d’avoir entre autres porté plainte contre la sexagénaire, apparemment pour lui avoir demandé une fois par courrier: «Où se trouve Dieu?»

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