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Des témoignages historiques non chrétiens renforcent l’existence historique de Jésus, souligne «Science & Vie»

© Virtual Treasury (photo d'illustration)
Deux auteurs antiques qui n’étaient pas chrétiens ont évoqué Jésus dans leurs écrits. Leurs témoignages constituent aujourd’hui encore des sources importantes pour les historiens qui étudient son existence.

Jésus a-t-il vraiment existé, indépendamment de la croyance en ses miracles? Si tel n’est pas le cas pour certains philosophes, la plupart des historiens s’accordent pour l’admettre, note Science & Vie dans un article du 27 juin. Le magazine relève que les historiens sont intrigués par deux auteurs non chrétiens qui ont parlé de Jésus il y a 1900 ans, et qui n’entendaient pas soutenir le christianisme: Tacite et Flavius Josèphe.

Ancrés dans les traditions religieuses romaine et juive, Tacite et Flavius Josèphe situent «le Jésus historique» dans la Judée du 1er siècle. L’intérêt de leurs écrits provient du fait qu’ils n’avaient aucune intention prosélyte, observe Science & Vie: «Aucun des deux n’était chrétien, et c’est précisément ce qui donne du poids à leurs lignes aux yeux des historiens. Le Jésus historique se dessine ainsi à partir de sources qui n’avaient aucun intérêt à inventer son existence.»

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Le christianisme, une «superstition dangereuse» pour Tacite

L’historien Tacite était l’un des plus respectés dans l’empire romain. Décrivant dans ses Annales, vers l’an 116, comment l’empereur Néron accuse les chrétiens d’être les responsables du grand incendie de Rome en l’an 64, il explique que leur nom vient d’un certain «Christus», exécuté par Ponce Pilate entre l’an 26 et l’an 36. Il méprisait le christianisme, une «superstition dangereuse» selon lui. Ce mépris démontre qu’il n’entendait pas défendre cette religion.

La revue Historia rapporte les mots de Tacite sur les chrétiens dans un numéro paru en 2023: «Pour étouffer la rumeur, Néron produisit comme inculpés et livra aux tourments les plus raffinés des gens, détestés pour leurs turpitudes, que la foule appelait « chrétiens ». Ce nom leur vient de Christ que, sous le Principat de Tibère, le procurateur Ponce Pilate avait livré au supplice; réprimée sur le moment, cette exécrable superstition faisait de nouveau irruption, non seulement en Judée, berceau du mal, mais encore à Rome, où tout ce qu’il y a d’affreux ou de honteux dans le monde converge et se répand.»

Flavius Josèphe, défenseur du judaïsme

Né peu après la crucifixion de Jésus, Flavius Josèphe, prêtre et historien juif, mentionne dans ses Antiquités judaïques l’exécution de Jacques qu’il présente comme «le frère de Jésus appelé Christ», sans s’attarder davantage sur ce dernier.

Se voulant objectif, il ne critique ni Jésus ni le christianisme. Cependant, les passages où il parle de la résurrection du Christ ou dit que Jésus était le Christ sont considérés comme ayant été ajoutés par un copiste chrétien. Au 3e siècle déjà, le théologien chrétien Origène, lecteur de Flavius Josèphe, affirmait dans son Contre Celse que l’historien juif ne croyait pas que Jésus était le Christ.

Les historiens relèvent que ces mentions de l’existence de Jésus plaident en faveur de son historicité, car il aurait suffi à l’époque de nier qu’un tel personnage ait vécu, sans même avoir besoin de contester les récits des miracles et de la résurrection. «Or même ses adversaires les plus virulents, qui l’accusaient de tromperie ou de sorcellerie, ne semblent jamais avoir bâti leur attaque sur l’idée qu’il n’aurait jamais vécu», observe Science & Vie.

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