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Les inscriptions ont été prises d’assaut pour les vacances de la Mission évangélique Braille

© Mission évangélique Braille
Célébrant 70 ans d’action et la 50e édition de ses vacances adaptées, la Mission évangélique Braille suscite un très fort engouement: la quasi-totalité des places pour le camp de l'été 2026 ont été réservées en une journée.
Charlotte Moulin

Cet été marquera une date importante pour la Mission évangélique Braille (MEB), avec l’organisation de la 50e édition de son séjour de vacances adaptées. 2026 est par ailleurs une belle année anniversaire pour cette ONG suisse au service des personnes atteintes de cécité ou de déficience visuelle, puisqu’elle agit activement pour celles-ci depuis 70 ans. Avant même l’ouverture des inscriptions, relate la MEB dans l’élan d’une publication du 13 mai, «certains participants [étaient] connectés plusieurs jours avant (…) afin de s’assurer une place». Plus de 80 inscriptions ont été enregistrées en moins d’une semaine, et la quasi-totalité des places disponibles ont en fait été réservées en l’espace d’un seul jour.

Sous un intertitre affirmé, «Les clés du succès», la MEB donne aussi la parole à plusieurs participants et bénévoles, permettant un peu de comprendre cet engouement. Ils partagent ce qu’ils ont vécu durant ces camps. «Tout est très bien organisé et adapté aux personnes déficientes visuelles. On peut participer aux activités en toute confiance», témoigne Roseline. «Ce qui me plaît dans ce camp, c’est qu’il permet vraiment de s’évader et de découvrir la Suisse. On change d’air et on sort du quotidien.» «L’an dernier», confie pour sa part Jeannine, «j’ai enfin pu venir et j’ai été enchantée par cette première expérience. Les conférences religieuses sont intéressantes et j’apprécie le sentiment d’ouverture quand on discute de lectures ou de spiritualité».

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De véritables vacances

Paul, guide depuis plusieurs années, parle également de ces séjours: «Il y a une vingtaine d’années, j’avais rencontré des participants venus à un culte après une édition, et j’avais été marqué par l’ambiance et la joie avec laquelle ils parlaient des activités», activités qui reposent essentiellement sur l’engagement de bénévoles. Il ne voulait pas manquer ce camp-là, et souligne la richesse d’une communication qui donne le temps «de créer un lien», dans une expérience «profondément humaine», collective. «On sent que ce n’est pas juste un camp avec des activités. Les participants savent qu’ils vont être accueillis avec bienveillance et qu’ils vont vivre de vraies vacances, où ils comptent vraiment. Et cette confiance donne envie de revenir.»

Une certitude s’impose déjà au sein de la Mission évangélique Braille: l’histoire des séjours est loin de s’arrêter. L’affluence observée dès les inscriptions traduit un fort attachement des participants à cette initiative, et un besoin profond de relations humaines et de moments de partage. «C’est avec beaucoup de reconnaissance que nous poursuivons ce travail – et c’est grâce à votre générosité qu’il reste possible aujourd’hui et demain. Merci!», signe le secrétaire général de l’ONG Thoma Vuilleumier, dans le petit édito qui introduit un courriel d’information. Ce que veut la MEB? «Que chaque personne atteinte dans sa vision puisse mener une vie digne, développer son plein potentiel, s’intégrer mieux dans son environnement social et combler ses besoins spirituels», affiche le site, sur sa page de présentation.

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