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Loi fin de vie: cinq associations chrétiennes françaises souhaitent mobiliser les citoyens

© Savoix - Pixabay
Cinq associations chrétiennes, dont le CPDH, ont lancé une mobilisation citoyenne alors que le Sénat examine en seconde lecture la proposition de loi sur l’aide active à mourir en France.
Ahmed T

A l’heure où le Sénat français examine en seconde lecture, depuis ce 11 mai, la proposition de loi sur la fin de vie et les soins palliatifs, le Comité protestant évangélique pour la dignité humaine (CPDH) s’associe à quatre associations catholiques pour mener une mobilisation citoyenne contre l’euthanasie et le suicide assisté. Unanimement, ces associations rappellent que «l’euthanasie n’est pas un soin mais un abandon», selon un communiqué de presse du 4 mai. 

Ces cinq associations engagées «dans l’accompagnement des plus vulnérables» et agissant pour une «humanité digne de ce nom», se sont mobilisées pour dire «non à la légalisation de la mort administrée en France». Il s’agit, avec le CPDH, des Associations familiales catholiques, de l’Office chrétien des personnes handicapées, de la Fondation Jérôme Lejeune, et de l’Alliance VITA.

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Haut et fort

Une campagne avec trois affiches est prévue pour alerter sur le changement sociétal induit par un vote favorable quant à la loi sur la fin de vie et le suicide assisté, informent les associations. La mobilisation se fera via «un dispositif de proximité massif voulant s’appuyer sur le réseau des paroisses catholiques et des communautés protestantes évangéliques».

«Que personne ne se considère devenir un poids pour d’autres», insistent les membres de cette coalition, qui rejette «la provocation de la mort». Les chrétiens sont ainsi  invités à transmettre par écrit aux parlementaires leurs doléances avec un message «fort et universel»: «la dignité humaine est protégée par l’interdit de tuer, principe universel et fondateur de la civilisation; elle exige le soulagement des souffrances et un accompagnement humain», ajoutent encore les signataires.

Soulager n’est pas tuer

En considérant que «la Bible invite tous les chrétiens à la compassion envers celui qui souffre et au soulagement de ses souffrances», le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) voit lui aussi la priorité dans le développement des soins palliatifs pour que des personnes en fin de vie puissent être accompagnées dignement, avait déjà déclaré la faîtière en janvier 2023, peu de temps avant une prise de position de la Commission d’éthique protestante évangélique, qui souhaitait avant tout des solutions aux souffrances de toute nature liées à l’approche de la mort.

Les évêques de France, de leur côté, n’avaient pas manqué de souligner, en janvier dernier, que «la fraternité, valeur centrale de notre République, ne consiste pas à hâter la mort de ceux qui souffrent ou à forcer des soignants à la provoquer, mais au contraire à ne jamais abandonner celles et ceux qui vivent ces moments si difficiles et douloureux». En 2024, le CPDH avait déjà invité les citoyens à écrire aux députés de leur département pour dénoncer la loi sur l’aide active à mourir.

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