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Malgré l’escalade de la terreur, «la foi demeure vivante» en RDC

© MONUSCO Photos - Wikimedia Commons / Policiers congolais en formation à Mambasa, chef-lieu du territoire éponyme
Le territoire de Mambasa en RDC connaît une forte escalade de terreur due aux actions de rebelles liés à l'Etat islamique. Le directeur d’une radio locale chrétienne apporte un message d’espérance.
Ahmed T

Au moins quarante-trois personnes ont été tuées par des extrémistes musulmans de l’ADF (Forces démocratiques alliées) liés à l’Etat islamique dans la province de l’Ituri, en République démocratique du Congo, a affirmé l’armée congolaise dans un communiqué publié le 2 avril, selon RFI. Le massacre s’est déroulé dans la nuit du 1er au 2 avril. Une série d’attaques avait déjà eu lieu dans le même territoire, Mambasa, dans le nord-est du pays avec des prises d’otages massives parmi des villageois les 28 et 29 mars, rapporte pour sa part Medias Ebène.

Les rebelles avaient alors pris d’assaut Babungwe avant de frapper Lomalisa. Le groupe armé, formé par d’anciens rebelles ougandais, ont usé de leurs armes à feu pour tirer en l’air afin de semer la peur et enlever des civils.

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Enlèvement de grande ampleur et exécutions

Avant de mener leurs incursions et pouvoir agir en toute impunité, les rebelles ont fermé les axes routiers menant au lieu du carnage. L’activiste pour les droits humains John Vuleverio, cité dans Radio Okapi, avance le chiffre de 1800 civils pris en otage. Dans la forêt de Bakwanza, l’horreur est encore monté d’un cran car il n’est pas seulement question de civils capturés mais de victimes exécutées, dont les corps seraient à l’abandon dans la nature, selon des sources locales.

Les rebelles de l’ADF, en fermant plusieurs axes routiers dont Mambasa–Nduye, Mambasa–Kisangani et Mambasa–Beni, causent également des déplacements massifs de la population menacée de Makokolo ou Mandima vers le centre de Mambasa. Par ces blocages de routes, les agriculteurs se retrouvent privés d’accès à leurs champs et la production agricole est gravement compromise, soulignait RFI le 31 mars.

Une espérance tenace

Face à cette situation alarmante, Jean-Luc Simbilyabo, directeur de Radio Télé Evangile Réconciliation (RTER) interviewé par Medias Ebène le 2 avril, a délivré un message d’espérance. Il a cité Jean 1, 5: «La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue.»

Sans nier la peur et la souffrance silencieuse des familles causées par cette forte violence, il explique qu’«au milieu des cendres, la foi demeure vivante». En guise de témoignage chrétien au sein de la douleur, ce directeur de média souligne la foi agissante des chrétiens qui continuent à prier, à servir et à témoigner.

Face à la panique et au désarroi, l’administrateur assistant du territoire, le colonel Maxime, rassure que les opérations militaires se poursuivent pour mettre fin à cette tragédie, relate Yahoo News. La population aspire à des résultats tangibles.

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