Sans local depuis des années, des évangéliques de Bagnols-sur-Cèze accueillis au temple protestant
Pendant des années, faute de locaux, l’Église pentecôtiste de Bagnols-sur-Cèze dans le Gard n’avait plus de lieu de culte pour se rassembler et devait se rendre à Orange, dans le Vaucluse, à 30 minutes de route pour le culte. Depuis le 4 octobre, ces chrétiens peuvent se réunir chaque premier dimanche du mois dans le temple protestant local.
Une dizaine d’années sans église
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«Cela fait une dizaine d’années que les évangéliques de Bagnols-sur-Cèze sont sans lieu de culte public, leur précédent local ayant dû être délaissé car il n’était plus aux normes pour accueillir du public», explique à Evangeliques.info Alexis Henry, pasteur de l’Église évangélique de Pentecôte d’Orange, où se réunissent ces chrétiens le dimanche, et qui sert également comme pasteur pour eux. Pendant ces années difficiles, les chrétiens avaient ouvert leurs maisons pour des réunions de prière, précise-t-il en les remerciant.
La situation a attiré l’attention du conseil de la paroisse de l’Église protestante unie de Bagnols-Pont-Bourg qui a choisi de leur prêter son temple chaque premier dimanche du mois, de 15 heures à 17 heures. «La décision a été prise à l’unanimité», souligne le président du conseil, Thierry Pellecuer, qui précise que sa paroisse est très engagée dans l’accueil entre chrétiens lors de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.
«La providence de Dieu»
Cette première rencontre a eu lieu le même mois que la Fête de la Réformation qui est célébrée chaque 31 octobre, ou le dimanche qui le précède, par les Églises protestantes, commémorant, selon la tradition, l’affichage par Martin Luther de ses 95 thèses sur la porte de l’église du château de Wittenberg le 31 octobre 1517. Une proximité qui fait sourire le pasteur Henry: «Je ne peux m’empêcher d’y voir un clin d’œil de la providence de Dieu! Il est réjouissant de voir que, quelles que soient les différences qui peuvent être les nôtres, quand nous nous retrouvons sur les fondamentaux de la Réforme toutes les bonnes volontés peuvent s’accorder pour travailler ensemble à la mission que nous a confiée notre Seigneur Jésus-Christ.»
Profondément reconnaissant, le pasteur pentecôtiste souligne la présence de Thierry Pellecuer lors du premier culte entre les murs du temple, auquel étaient présentes 34 personnes. De son côté, ce dernier rappelle qu’il a «rencontré Dieu» au contact des membres de l’Assemblée de Dieu de Besançon lorsqu’il était militaire. Il vit cette main tendue comme une preuve de l’unité: «Je crois qu’au-delà de nos différences théologiques, l’unité des chrétiens – et des croyants – est un témoignage fort pour les gens du dehors. Je tiens à vivre un témoignage de l’unité des chrétiens, souhaitant vivre pleinement le mot de Paul aux Romains à ce sujet (Rom. 15:5-6).»