Hope for Europe: 200 responsables évangéliques du Vieux Continent réunis en Albanie
Du 5 au 9 octobre au matin, environ 250 responsables chrétiens issus de 32 pays se sont rencontrés à Golem, en Albanie, pour l’événement Hope for Europe 2026 («Espérance pour l’Europe 2026»), organisé par l’Alliance évangélique européenne (AEE) autour du thème «L’espérance dans des temps incertains», indique Christian Daily International.
Rencontre dans un ancien pays officiellement athée
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Le dictateur communiste Enver Hoxha avait présenté l’Albanie comme le premier État athée au monde en 1967. Les cultes y étaient interdits et la foi ne pouvait se vivre qu’en secret. Au cours de la rencontre, les intervenants ont rappelé ce passé tout en soulignant le nombre croissant d’évangéliques dans le pays. Jan Wessels, l’un des deux secrétaires généraux de l’AEE, a comparé la vingtaine de croyants évangélique recensés en 1991 aux 13’000 répartis dans 300 Églises et implantations d’Églises aujourd’hui: «Le témoignage de la fidélité de notre Dieu», selon ses mots. L’Alliance évangélique albanaise (VUSH) a été officiellement reconnue par l’État en 2011, a-t-il rappelé.
La décision de se retrouver dans ce pays a une forte portée symbolique pour les évangéliques locaux, note Christian Daily International, qui cite Alesio Sema, secrétaire général de la VUSH: «Hope for Europe n’est pas un slogan pour nous. C’est un témoignage. Si Dieu a pu apporter l’espérance à un pays autrefois présenté comme le premier État athée au monde, il peut apporter l’espérance à toutes les nations représentées dans cette salle.»
Répondre aux crises contemporaines
Connie Duarte, l’autre secrétaire générale de l’AEE, a mis en vis-à-vis les épreuves de Job et les crises actuelles comme la guerre en Ukraine, les séismes, les suicides de jeunes ou les peurs liées à l’intelligence artificielle: «Tout cela nous a laissés sur un terrain instable.» Pour aborder ces différentes crises, les organisateurs ont choisi le passage d’Hébreux 6:19-20, qui décrit l’espérance comme «une ancre de l’âme, sûre et solide».
C’est aussi l’affirmation «The answer is in the room» («La réponse est dans la salle») qui a servi de fil conducteur au rassemblement. Par cette formulation, les participants étaient invités à s’appuyer sur l’intelligence collective de toutes les personnes présentes, avec l’objectif de faire émerger des pistes stratégiques, des idées et des réponses pour l’avenir de l’Église en Europe, plutôt que de s’en remettre à la réflexion d’un seul orateur. Au cours des ateliers «Hope labs», les participants ont réfléchi sur des problématiques ciblées sous les intitulés «Famille et identité», «Société et nation», «Mission numérique» ou encore «Foi dans l’espace public», détaille l’organisation sur son site.
Cinquième édition
La volonté des organisateurs pour ces ces rencontres et qu’elles permettent aux participants de profiter de l’expérience de chacun, d’établir des contacts ou de repartir avec un plan d’action. Hope for Europe est né après la chute du Bloc de l’Est, quand des responsables évangéliques ont relié les initiatives menées séparément en Europe centrale et orientale. Après un premier rassemblement en 2002 à Budapest, trois autres ont eu lieu en 2011, 2018 et 2022.