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Entre foi et politique, l’élu neuchâtelois Niels Rosselet-Christ assume ses convictions

Niels Rosselet-Christ suit une formation pour devenir pasteur. L’élu suisse a publié un message expliquant pourquoi il juge possible d'avoir cette double casquette.
Niels Rosselet-Christ - Facebook

Le député UDC au Grand Conseil du canton de Neuchâtel et conseiller général de la commune de Val-de-Travers Niels Rosselet-Christ juge qu’il n’y a pas de contradiction entre le mandat politique et le pastorat. Sur Instagram, l’élu suisse a publié le 13 juillet un message intitulé: «Pasteur et UDC: c’est possible?» Il y défend notamment sa vision du rôle de l’Etat et explique qu’il ne cherche pas «à faire entrer l’Evangile dans le programme de [son] parti, pas plus [qu’il] ne cherche à faire entrer [son] parti dans une Eglise», précisant: «Je cherche plutôt constamment à examiner mes convictions politiques à la lumière de l’Evangile.»


«On me dit parfois qu’être futur pasteur tout en étant engagé politiquement à l’UDC serait incohérent», témoigne Niels Rosselet-Christ, qui contredit cette affirmation: «La foi chrétienne n’appartient ni à la gauche ni à la droite. Jésus-Christ n’est la propriété d’aucun parti.» Ceux qui affirment le contraire, ajoute-t-il, sont ceux «qui ignorent tout de l’Evangile et tout de la politique».

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Sur les bancs de la politique et ceux de l’école de théologie

Etudiant dans une école supérieure de théologie romande, Niels Rosselet-Christ effectue actuellement un stage dans une Eglise évangélique. Il vient de terminer sa première année de théologie pratique et devrait devenir pasteur après une seconde année d’études.

La vocation n’est pas récente, a-t-il déclaré au Temps plus récemment: «J’ai longtemps repoussé les signes, avant de comprendre qu’il était temps d’y répondre. Aujourd’hui, j’ai vraiment le sentiment d’être à la place où Dieu me veut.» Issu d’une famille protestante réformée, il a rejoint les milieux évangéliques où il dit avoir «découvert une vraie dynamique spirituelle», «quelque chose de vivant», et une cohérence théologique qui correspondait à son désir d’être centré sur la Bible.

Des positions politiques assumées 

Des propos d’une part théologiques et d’autre part politiques, assumés. «Je peux être chrétien évangélique, me préparer au ministère pastoral et assumer pleinement un engagement politique de droite conservatrice. Parce qu’aucun parti n’a le monopole des valeurs chrétiennes.» Considérant qu’être chrétien «n’est pas être naïvement ouvert à tout», il défend la régulation de l’immigration dans le respect des capacités d’accueil, d’assimilation culturelle et de l’ordre public. Le député UDC neuchâtelois défend par ailleurs la responsabilité individuelle. Il estime que l’Etat n’a pas à «tout faire, tout décider», et que «la charité implique aussi parfois de poser des limites claires, ne serait-ce que pour préserver la durabilité du système».

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