Les Églises australiennes améliorent leurs procédures de signalement des abus
De plus en plus d’Eglises australiennes mettent en place des dispositifs pour signaler aux autorités judiciaires, le cas échéant, des situations de maltraitance d’enfants ou d’inconduite sexuelle impliquant notamment des ministres du culte ou des personnes employées dans une communauté chrétienne, indique un rapport publié en avril par le National Church Life Survey sur son site. Le texte précise toutefois que, si globalement, la connaissance des procédures à disposition augmente, tout le monde n’est pas au même niveau d’information.
Renforcement des politiques de protection
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Menée auprès de paroisses catholiques, d’Eglises protestantes historiques, protestantes évangéliques et pentecôtistes, l’étude révèle que ces communautés ont nettement renforcé leurs politiques de protection des enfants et des personnes vulnérables en cinq ans.
Selon les données recueillies en 2016 et 2021, 83% des Eglises ont des politiques de sécurité et de protection «bien développées», et 87% ont déclaré avoir mis en place des procédures facilitant les dépôts de plainte. Ces indicateurs sont en hausse par rapport à ceux observés il y a dix ans, et concernent toutes les dénominations qui ont participé à l’enquête.
Des résultats variables
En revanche, les membres des communautés chrétiennes sont bien moins sensibilisés que les prêtres et les pasteurs. Si 93% des principaux responsables ecclésiastiques déclarent savoir comment déposer une plainte pour un abus sur mineur ou pour une inconduite sexuelle qui se manifesterait au sein de leur Eglise, le chiffre tombe à 32% chez les fidèles. Quant aux autres formes d’inconduite, 88% des responsables déclarent également savoir quoi faire s’ils y sont confrontés.
Cette différence peut s’expliquer par le fait que durant les trois années précédant l’enquête de 2021, 93% des principaux responsables d’Eglise ont suivi une formation officielle «Safe Churches», principalement sous la forme de sessions de remise à niveau. Par ailleurs, la taille de la communauté pourrait entrer en ligne de compte. Selon l’étude, les plus importantes d’entre elles sont davantage susceptibles de disposer de politiques de protection bien développées.
Les fidèles saluent des efforts, malgré les blessures
En 2021, 51% des chrétiens, affiliés à l’une ou l’autre des dénominations étudiées, ont déclaré que les abus sexuels commis par des membres du clergé dont ils avaient eu connaissance avaient «porté atteinte à leur confiance envers les autorités de l’Eglise». Cette proportion était en hausse par rapport à 2016. Ils étaient cependant 69% à estimer que «l’Eglise semble désormais prendre les mesures appropriées pour assumer ses responsabilités», soit une légère progression par rapport à 2016.