La police anglaise abandonne une enquête criminelle visant un pasteur qui a critiqué l’islam et le transgenrisme
La police d’Avon et Somerset a abandonné l’enquête criminelle qu’elle menait concernant le pasteur Dia Moodley, a annoncé le 16 mai sur son site l’ONG chrétienne de défense des droits humains ADF International, qui lui a apporté une assistance juridique. L’évangéliste avait été arrêté fin 2025 pour avoir décrit négativement l’islam et l’idéologie transgenre, à Bristol.
«Traité comme un criminel»
Publicité
Dia Moodley engage souvent le dialogue de façon positive avec des passants, selon ADF International dans un article du 16 février, et une femme avait appelé la police pour signaler ses propos sur le transgenrisme, en novembre. Le pasteur avait été arrêté pour «incitation à la haine», une infraction aggravée si le motif est perçu comme religieux. En cause, sa contestation de la théorie de la bipolarité sexuelle et du transgenrisme, ainsi que sa comparaison entre le christianisme et d’autres religions, dont l’islam.
Il avait alors subi un interrogatoire et passé huit heures en détention. Ses conditions de libération prévoyaient d’abord une interdiction d’entrer dans le centre-ville jusqu’au 30 décembre. Il a cependant pu en obtenir l’annulation deux semaines auparavant. Après la levée de cette restriction, il n’a toutefois pas osé prêcher publiquement pendant des mois.
«C’est une victoire pour la liberté d’expression, mais je n’aurais jamais dû être arrêté, traité comme un criminel et soumis des mois durant à une enquête simplement pour avoir partagé pacifiquement ma foi dans l’espace public», commente Dia Moodley.
Double standard?
A plusieurs reprises, le pasteur a été violenté et menacé par des passants. Le 4 avril 2026, alors qu’il avait dit: «Krishna, Bouddha, Mahomet et votre philosophe préféré ne sont pas ressuscités des morts; seul Jésus est ressuscité des morts», un musulman lui avait déclaré devant caméra: «Si tu refais ça, frérot, on enverra les gars. Quelqu’un viendra te parler.» La police a estimé que ces propos, bien que «désagréables», ne constituaient pas une infraction. En mars 2025, un autre musulman avait menacé de poignarder le pasteur, qui comparait déjà le christianisme et l’islam. La police n’avait pas inculpé l’agresseur, mais avait menacé d’arrêter Dia Moodley pour «trouble à l’ordre public». II dénonce «un maintien de l’ordre à deux vitesses [qui] doit cesser».
Jeremiah Igunnubole, conseiller juridique d’ADF International dénonce lui aussi, dans ces affaires, une discrimination: «La police a traité les commentaires constructifs du pasteur Dia sur l’islam et l’idéologie de genre comme une affaire criminelle, tout en qualifiant une menace claire et dangereuse de simple incident ‘’désagréable’’.»
A lire aussi: En Angleterre, une municipalité interdit l’évangélisation dans l’espace public