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L’Église évangélique réformée vaudoise va diviser son nombre de paroisses par trois d’ici 2029

Temple de Commungny, membre de l'EERV (photo d'illustration)
© Ji-Elle – Wikimedia / Photo d'illustration
Confrontée à une pénurie de pasteurs et à l'érosion du nombre de fidèles, l'EERV entre dans la phase opérationnelle de sa réforme «Eglise 29». L'objectif: passer de 88 à 25-30 paroisses d'ici 2029.

L’EERV (Eglise évangélique réformée vaudoise) a lancé un projet de réforme intitulé «Église 29» pour faire face à la pénurie de pasteurs. Actuellement au nombre de 88, regroupées en onze régions, les paroisses de l’EERV ne seront plus que vingt-cinq à trente d’ici 2029. Dans un entretien accordé à Protestinfo et publié le 27 avril, Philippe Leuba, président du Conseil synodal de l’EERV, explique la démarche.

Des «fiançailles volontaires»

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Aujourd’hui, les déplacements sont plus faciles, note Philippe Leuba en soulignant que les Vaudois ne travaillent plus forcément là où ils vivent et peuvent donc parcourir de plus grandes distances pour se rendre à l’Eglise. Cette facilité est vue comme un avantage dans un contexte où l’EERV connaît une pénurie de vocations. «La relève des pasteurs (…) est insuffisante. Nous avons fait des projections en partant du principe que nous devons pouvoir – au minimum – doter chaque paroisse d’une équipe de trois professionnels, dont un pasteur», explique-t-il.

C’est le Synode de l’Eglise qui a pris la décision, sur proposition de son organe exécutif, le Conseil synodal. En amont, ce Conseil a demandé aux paroisses de réfléchir à leur avenir en considérant qu’elles ne seraient plus que vingt-cinq à trente en 2029. Le but est que «les fiançailles émergent de la volonté des paroissiens et ne sont pas dictées par la hiérarchie».

«L’idée est de restituer l’avenir des paroisses aux paroissiens, en sachant que tout au bout du processus, c’est le Synode qui validera le découpage des paroisses», précise Philippe Leuba qui parle de «fiançailles volontaires». Il souligne que certaines paroisses ont déjà collaboré sur des projets et voient cela comme l’intensification de leurs relations. L’EERV tient également compte de la proximité géographique.

Laurent Curiaux, «Monsieur Fusion»

Pour mener à bien le projet, un «Monsieur Fusion» entrera en fonction le 1er mai. C’est l’ancien délégué de l’Etat aux fusions de communes, Laurent Curiaux, qui proposera des solutions à l’ensemble des paroisses en tenant compte de certains critères «comme un bassin de population suffisant, le nombre de protestants présents et une surface territoriale maximale». Ces conditions peuvent être assouplies selon la configuration locale.

Certaines paroisses sont déjà partantes pour fusionner, comme celles d’Oron-Palézieux, du Jorat et de Savigny-Forel, souligne Philippe Leuba. Dans le Gros-de-Vaud, la création d’une paroisse unique réunissant Echallens, le Talent, la Haute-Menthue, le Sauteruz et le Plateau du Jorat a été acceptée et sera soumise au Synode, relève un article du 20 avril de la RTS.

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