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Le diaconat protestant Drôme-Ardèche redoute les coupes budgétaires étatiques 2026

© Diaconat Protestant 26-07 / Parmi l'ensemble de ses actions, le diaconat de Valence propose une aide alimentaire
Face aux tailles dans les finances publiques de l’Etat dans certains secteurs, des centres communautaires sont dans l’incertitude.

L’avenir du diaconat protestant Drôme-Ardèche est flou. Cette association qui gère des dispositifs d’accueil de migrants, ainsi qu’un centre de santé et un Ehpad à Valence s’inquiète des coupes budgétaires décidées au niveau national. Lors de ses vœux du 27 janvier, le président du diaconat, Christian Bonnet, a déclaré: «Nous avançons sans visibilité, et même avec des craintes.»

Parmi les dispositifs dont le budget sera réduit en 2026, il y a trois programmes dédiés à l’accueil des migrants, demandeurs d’asiles et réfugiés. Pour Christian Bonnet, cela veut dire qu’il faudra «fermer le robinet»: «Nous ne pouvons plus accueillir de nouvelles personnes. Malheureusement, ce seront des personnes, parfois avec des enfants, que nous retrouverons dans la rue.»

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Une aide médicale dispensée par des professionnels

Le diaconat, qui emploie environ 300 salariés et 220 bénévoles, gère également un centre de santé, lui aussi particulièrement en danger. Les équipes ignorent s’il sera possible de le financer car, pour fonctionner correctement, il nécessite 400’000 euros annuels. Ce site, localisé à Valence, fait partie des vingt-six centres français créés après la pandémie de Covid-19 pour réduire les inégalités sociales et territoriales en matière de santé. Appelé SECPA (structures d’exercice coordonné participatives), ce dispositif qui a fait ses preuves depuis le printemps 2024 offre un financement de l’assurance maladie pour l’accès aux soins et à la santé des populations les plus vulnérables. Ces structures sont cependant vouées à fermer leurs portes d’ici fin avril en raison, là aussi, de contraintes budgétaires.

Le centre de santé du diaconat comprend des médecins et infirmiers salariés et bénévoles, mais aussi des psychologues, une assistante sociale, une diététicienne ou encore une sage-femme. Il aide actuellement 2500 personnes en situation de précarité, majoritairement sans domicile fixe ou demandeurs d’asile. Pour Christian Bonnet, il s’agit d’une mission de santé publique: «On accueille des publics précaires qui peuvent souffrir de pathologies ou transmettre des virus. Ce sont surtout des publics qui nécessitent une attention et une méthode particulières.»

Le diaconat a décidé d’adresser des courriers à la préfecture et aux élus locaux pour «alerter les pouvoirs publics» et «tenter de renverser la vapeur». Une mobilisation nationale des vingt-six structures concernées est également en cours d’organisation.

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