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Sport: Avantagées physiquement, les nageuses transgenres exclues des compétitions internationales féminines

Lia Thomas, athlète transgenre, en maillot et bonnet de bain.
© Le Globe / Twitter - Lia Thomson
La Fédération internationale de natation (FINA) a interdit la participation des femmes transgenres aux compétitions féminines, suite au vote de 152 fédérations membres. En cause: l'avantage physique indéniable de ces hommes biologiques.
Evangéliques.info

Trois mois après la victoire polémique de la nageuse transgenre Lia Thomas, la Fédération internationale de natation (FINA) prend position. Les évangéliques américains avaient notamment, parmi d’autres qui y avaient vu une injustice sur le plan corporel, fustigé la victoire de cet homme biologique en finale des championnats américains de la NCAA, plus grande organisation sportive universitaire mondiale. Alors que les championnats du monde de natation se déroulent du 18 juin au 3 juillet à Budapest, la FINA a ainsi décidé d’interdire aux hommes biologiques de concourir contre les femmes, «[s’ils] ont pris la décision de changer de sexe après l’âge de 12 ans».

Les hommes biologiques sont «10 à 15% plus rapides»

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Seules les compétitions internationales sont pour le moment concernées par cette mesure, adoptée à 71,5% des voix de 152 fédérations membres. Toutefois, les fédérations nationales devraient rapidement se décider. La FINA envisage aussi d’ouvrir une catégorie pour ces athlètes, qui pourraient concourir entre elles. Une proposition vivement discutée actuellement puisqu’elle irait à l’encontre du principe d’inclusivité. L’organisation a publié les résultats du vote et ses décisions le 20 juin.

Les études mises en avant par la FINA démontrent en effet que les hommes biologiques possèdent des caractéristiques physiques qui les avantagent face aux femmes dans les pratiques sportives. Les chercheurs de l’université Marquette, de l’université Duke et de la Mayo Clinic ont ainsi démontré qu’ils sont 10 à 15% plus rapides que les femmes biologiques dans les épreuves courtes. Dans les longues distances, le gain est de 7 à 10%. «Une athlète féminine biologique ne peut pas surmonter cet avantage par l’entraînement ou la nutrition», précise la fédération.

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