Suisse: Heiner Studer déplore que les opposants à la réforme sur les successions protègent les 2% les plus riches de Suisse
«Les opposants utilisent des moyens perfides et se basent sur la désinformation et des déclarations erronées»: Ancien président du Parti évangélique et président du comité de soutien du «oui à la réforme de la fiscalité successorale», Heiner Studer ne mâche pas ses mots dans un communiqué du 3 mai. Il estime que la propagande massive des opposants à un impôt modéré sur les successions masque en fait leur désir de protéger les 2% les plus riches de Suisse.
Et de rappeler que cet impôt, s’il est accepté le 14 juin, profitera à la plus grande partie de la population. Aux employés d’abord, puisque 3 milliards de francs iront dans les caisses de l’AVS et des cantons (6 milliards selon une étude de l’Uni de Lausanne). Les PME aussi en profiteront, puisque 99% ne seront pas concernées par l’impôt et les exploitations agricoles exonérées.
Par ailleurs, les fratries, les neveux et filleuls aussi en profiteront puisque le nouvel impôt supprimera les impôts cantonaux injustes. Aujourd’hui, les héritages des frères et soeurs, oncles, filleuls, concubins sont imposés jusqu’à 49%.
«L’impôt sur les successions répartira la richesse de manière plus juste en Suisse. Pour cela, les personnes héritant de millions, voir de milliards, doivent payer des impôts. Il n’y a aucune raison pour que l’argent touché sous forme d’héritage échappe à l’impôt» concluent les initiants.