Au New York Times, Bono et The Edge défendent une foi qui se fait entendre hors des Églises
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À l’occasion des 50 ans de U2 et de la sortie prochaine de l’album Carnaval De Luz (Carnaval de lumière ), le 13 novembre, le journaliste David Marchese a interviewé le chanteur Bono (de son vrai nom Paul David Hewson) et le guitariste The Edge (David Howell Evans). Dans l’entretien publié le 17 octobre par le New York Times, les deux membres de U2 abordent l’importance de la spiritualité dans la musique.
Ne pas écarter les quêtes spirituelles
«Nous n’avons jamais pensé qu’il fallait tenir à l’écart de notre travail nos propres quêtes spirituelles et nos interrogations», assure The Edge. Selon lui, c’est lorsque le groupe trouve une chanson qui possède une qualité transcendante qu’il atteint le sommet. Abondant dans son sens, Bono évoque la frustration que lui inspire l’absence de U2 des classements: «Je suis jaloux quand nous sommes absents des classements de la musique pop. C’est un défaut de personnalité, mais au fond, c’est parce que je ne veux pas que ces idées soient exclues de la culture populaire grand public.»
Quand le journaliste lui demande de quoi il s’agit, Bono précise qu’il parle «de la dimension évangélique de U2». Selon lui, un musicien blanc qui parle de Dieu dans le rock met le public mal à l’aise, ce qui serait moins le cas pour des artistes noirs. «En arrivant aux États-Unis, nous avons vu ces télévangélistes et nous nous sommes dit: « Waouh, ces gens ont de sérieux problèmes! »», déclare-t-il. Le musicien irlandais ajoute: «Puis on entre dans une église noire et on entend ces chants auxquels les fidèles s’abandonnent totalement, on ressent cette atmosphère… C’est une ferveur, mais pas une ferveur bizarre ou détraquée.»
Aller partout avec ses chansons parlant de foi
Le chanteur, qui fréquentait autrefois avec The Edge la communauté charismatique Shalom Fellowship, estime qu’«il n’y a aucun endroit où l’on ne puisse aller, pas même les classements pop» quand on veut interpréter des chansons de foi et de dévotion. Pour lui, il ne faut pas abandonner les classements aux seuls spécialistes des recettes pop.
Le numéro de novembre de Christianisme Aujourd’hui consacre sa couverture aux 50 ans du groupe, avec l’article «U2, 50 ans de rock et de foi sans étiquette».