En Argentine, les Églises se forment pour accompagner les enfants et les adolescents
Extrême pauvreté, suicide, abus sexuels ou neurodivergence chez les enfants et les adolescents, ces sujets étaient au cœur du premier Congrès de l’enfance, de l’adolescence, de la famille et de l’éducation de l’Alliance chrétienne évangélique de la République argentine (ACIERA) organisé le mois dernier à l’Église Ríos de Vida, à Quilmes, au sud de Buenos Aires, rapporte un article du 22 septembre de Christian Daily dans sa version espagnole.
À l’écoute des adolescents
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«Ce n’est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux qu’un seul de ces petits se perde.» Ce verset (Mat. 18:14) a été choisi pour guider le congrès organisé le 12 septembre. Environ 500 pasteurs et autres responsables engagés dans des ministères chrétiens se sont réunis pour cette journée dédiée aux besoins auxquels les enfants, les adolescents et les familles sont confrontés.
Le pasteur Rubén Del Re, directeur général de la Société biblique argentine, a animé la première des deux séances plénières en appelant à saisir les occasions de partager les Écritures avec les adolescents et à être attentif à leurs besoins, quand ils semblent distraits ou distants a-t-il signifié entre autres. Il a mentionné Eunice et Loïs, la mère et la grand-mère de Timothée comme exemples d’influence spirituelle (2 Tim. 1:5).
Semer «l’ADN de l’espérance»
Les intervenants ont notamment parlé d’un rapport de l’UNICEF publié en juin dernier, selon lequel 5,1 millions d’enfants et d’adolescents vivaient dans des ménages pauvres en Argentine au second semestre 2025, dont environ 1,1 million dans l’extrême pauvreté. Parlant de la prévention du suicide chez les jeunes, le pasteur Amílcar Matosian a encouragé les participants à s’intéresser à la vie des adolescents et exhorté les Églises à être des «communautés saines, sans jugement».
Des ateliers thématiques étaient proposés pour former les participants à la prévention des abus sexuels sur les enfants, aux protocoles à appliquer face aux situations de violence, de dépendances ainsi que de handicap et de neurodivergences ou encore d’éducation chrétienne au sein de la famille. À la fin du congrès, le président de l’ACIERA, le pasteur Christian Hooft, a appelé les Églises à rester attentives aux moyens d’accompagner les enfants face à des menaces similaires, relate Christian Daily: «Parlons-leur de choses importantes, semons une vision de grandeur, l’ADN de l’espérance.»