L’Église réformée zurichoise vise la neutralité carbone de ses bâtiments d’ici 2035
L’Église réformée du canton de Zurich a accepté le contre-projet à l’«initiative pour la Création» visant la neutralité carbone de ses bâtiments d’ici 2035, rapporte ref.ch dans un article du 27 septembre. Le texte inscrit, dans le règlement des Églises, des objectifs climatiques contraignants: neutralité carbone des bâtiments, bilans environnementaux des paroisses et utilisation du label «Coq vert» – un outil de gestion déjà existant dans plusieurs paroisses zurichoises qui permet de mesurer et de réduire l’impact écologique émis lors des réunions et célébrations. Un vote qui obligera l’Église à atteindre cet objectif quinze ans avant le canton.
En effet, Zurich a décidé d’atteindre la neutralité carbone en 2050, mais du côté des réformés zurichois, on préfère précéder la date fixée par le canton et la Confédération et appliquer plus tôt leurs exigences.
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Villes et campagnes divisées?
L’objectif a été approuvé avec 52,7% des voix avec un taux de participation de 40%. Le comité référendaire met en avant un clivage entre villes et campagnes: 109 communes ont rejeté le contre-projet, 57 l’ont accepté. Reformiert relève toutefois, dans un article publié le lendemain du vote, que ce décompte par commune politique ne correspond pas aux 108 paroisses, et Tobias Adam, membre du comité d’initiative, conteste l’existence d’un tel fossé.
Le contraste reflète des inquiétudes, pour les personnes qui vivent dans les campagnes, quant à l’autonomie des paroisses. Les opposants au contre-projet jugent par ailleurs suffisant l’objectif cantonal de neutralité carbone. Le Conseil de l’Église réformée du canton de Zurich se félicite pour sa part d’un vote qui inscrit, dans le règlement ecclésiastique, la responsabilité de l’Église envers la préservation de la Création. Le texte prévoit aussi que les questions écologiques soient davantage intégrées à la théologie, à la formation et à la spiritualité.
Deux lectures de l’autonomie
Pour Tobias Adam, ce vote est porteur d’espoir et ne constitue pas une contrainte pour les paroisses puisqu’elles conservent leur indépendance et peuvent choisir leurs propres mesures. Il s’agit toutefois d’une liberté dans les moyens d’atteindre les objectifs.
Le comité référendaire estime en revanche que les paroisses pourraient à l’avenir être amenées à faire passer la protection du climat avant la prédication, la diaconie et d’autres missions centrales de l’Église. Il émet par ailleurs un doute sur la possibilité de conserver une réelle autonomie face à ces nouvelles exigences.
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