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Deux très rares pièces antiques volées restituées à Israël

© Eitan Klein & Emil Aljam - Autorité des antiquités d'Israël
Deux pièces rares volées et recelées aux Etats-Unis ont été restituées à Israël. L’une d’elles a été frappée sous le règne du dernier roi descendant des Maccabées, Mattathias Antigonus, qui régna à Jérusalem de 40 à 37 avant notre ère.
Ahmed T.

Deux pièces volées ont été récupérées et ramenées depuis New York en Israël. L’une d’elles, la prutah, est la plus petite coupure connue de la monnaie judéenne. Elle a été frappée sous le règne du dernier roi issu de la dynastie des hasmonéens, Mattathias Antigonus, qui régna à Jérusalem de 40 à 37 avant notre ère. L’autre est un tétradrachme, lourde pièce d’origine grecque en argent, frappée à Ascalon il y a presque 3000 ans, a annoncé l’Autorité des antiquités d’Israël (IAA) dans un article du 13 mai.

Une pièce de la période du Second Temple

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Sur la face de la prutah (à gauche sur l’image) est représenté le chandelier à sept branches – ou menorah – qui se trouvait dans le Second Temple de Jérusalem et sur le revers, la table des pains de proposition. Selon l’IAA, cette pièce présente «l’une des toutes premières représentations artistiques de la menorah du Temple et est l’unique pièce connue à la représenter». Ainsi, cette pièce illustrerait «les objets les plus sacrés du judaïsme de l’époque du Second Temple», souligne le média israélien Haaretz.

Les experts pensent que Mattathias Antigonus a voulu que ces symboles apparaissent sur la pièce pour «gagner le soutien du peuple juif lors de sa lutte contre son rival, Hérode, qui bénéficiait d’un fort soutien de Rome», rapporte le journal The Jewish Edition.

Une pièce de la période perse

L’autre pièce, très rare elle aussi, date de la période perse et a été frappée à Ascalon, où se trouvait le plus grand port maritime de l’Israël antique, il y a plus de 2500 ans. Sur un côté figure la déesse Athéna coiffée de son casque et sur l’autre, «une chouette déployant ses ailes, sa compagne selon la légende, symbole de sagesse dans la culture hellénistique», détaille encore Haaretz

Selon les observations de l’Autorité des antiquités d’Israël, les lettres «Aleph» et «Nun» en écriture phénicienne apparaissent au-dessus de la chouette, et «représentent la première et la dernière lettre du nom d’Ascalon, l’actuelle Ashkelon».

Les enquêteurs de l’IAA à New York, en coopération avec l’Unité de lutte contre le trafic d’antiquités du bureau du procureur du district de Manhattan et les services de sécurité intérieure, ont réussi après une enquête complexe à récupérer les pièces de monnaie, qui avaient été sorties clandestinement d’Israël.  Celles-ci ont été restituées à leur pays d’origine lors d’une cérémonie à New York le 12 mai.

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