125 leçons en ligne pour découvrir l’histoire de la Réforme protestante
Le 31 octobre 2026 marquera le 509e anniversaire de l’affichage des 95 thèses de Luther sur la porte de l’église de Wittenberg, commémoré à cette date chaque année sous le nom de Fête de la Réformation. À l’occasion de la refonte de leur plateforme de formation TPSG Académie, les éditions BLF invitent à suivre un cours sur l’histoire de la Réforme. En 125 leçons accompagnées de lectures réparties sur une trentaine d’heures, le participant peut gratuitement en apprendre plus sur les différents réformateurs: leur vie et leurs apports théologiques, mais aussi les points de controverse morale qui ont existé. La série de cours est préparée par le pasteur québécois Pascal Denault.
Une vue d’ensemble
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Le pasteur réformé baptiste canadien Pascal Denault fait découvrir le parcours de Martin Luther, de son enfance à sa mort, en abordant son voyage à Rome, où il a vu la corruption du clergé avant de dénoncer avec sa fameuse liste, en 1517, des pratiques telles que le commerce des indulgences, par lesquelles l’Église catholique assurait qu’une remise de peine du purgatoire était possible en échange de dons.
TPSG inclut également, dans cette formation, des gros plans sur les réformateurs Ulrich Zwingli et Jean Calvin, qui ont propagé les principes de la Réforme à Zurich et à Genève. Le parcours propose aussi un regard sur les différences d’interprétation entre Luther et Zwingli, ou encore une explication de la conversion de Calvin. Il est par ailleurs question du massacre de la Saint-Barthélemy qui a suivi l’affichage de placards jusque dans la chambre du roi François Ier, dénonçant la messe catholique comme une idolâtrie. Une affaire qui a fait basculer le roi de l’ouverture religieuse à l’autorisation de la persécution.
Sans compromis
Pascal Denault ne fait cependant pas l’impasse sur la question de l’antisémitisme de Martin Luther ni sur le sort de Michel Servet, condamné au bûcher à Genève en 1553, avec le soutien actif de Jean Calvin au motif qu’il ne croyait pas à la Trinité. Il évoque aussi, parmi d’autres, la figure du prédicateur anabaptiste néerlandais Jan Matthys, qui prônait la conversion par les armes. Le cours se poursuit avec la Réforme anglaise, les grandes confessions de foi et l’histoire du protestantisme au Québec.