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Entendue par l’ONU, l’Alliance évangélique mondiale exhorte les États à l’impartialité religieuse

© World Evangelical Alliance - YouTube / Jean-Noël Fermaud, du Réseau pour la paix et la réconciliation Canada, a été le porte-parole de l’Alliance évangélique mondiale lors de la 62e session du Conseil des droits de l’homme de l'ONU, le 17 juin 2026
Lors d’une déclaration orale au Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève le 17 juin, l'Alliance évangélique mondiale a demandé à tous les Etats des «initiatives en faveur de la cohésion interconfessionnelle et de la paix».
Ahmed T.

Lors de la 62e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU le 17 juin, l’Alliance évangélique mondiale (AEM) a exhorté les 193 Etats membres à faire preuve d’impartialité et de justice envers l’ensemble des communautés religieuses, afin de favoriser «la cohésion interconfessionnelle» et la stabilité sociale, rapporte la faîtière sur son site internet. Le Canadien Jean-Noël Fermaud (photo), prenant la parole au nom de l’AEM et de son Réseau pour la paix et la réconciliation, s’est exprimé dans le cadre d’un dialogue interactif avec l’experte indépendante en matière des droits humains et de la solidarité internationale, Cecilia M. Bailliet.

Saluant le rapport de l’experte, il a réaffirmé le soutien de l’AEM à la résolution des conflits mondiaux liés à des convictions religieuses, appuyant une pensée fondée sur le pacifisme et l’inclusion. «Nous exhortons les gouvernements à rester attachés à l’impartialité et à la justice envers toutes les religions, car nous estimons que cela est essentiel à la paix», a-t-il déclaré.

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315 millions

Le porte-parole a ensuite souligné que 315 millions de chrétiens sont aujourd’hui victimes de persécution dans le monde. Il a encouragé Cecilia M. Bailliet à faire reconnaître ces violations «au même titre que l’antisémitisme, l’islamophobie, la misogynie et la xénophobie».

Jean-Noël Fermaud a cité notamment le cas de l’Inde, où le nationalisme hindou avec les discriminations juridiques et les violences contre les minorités religieuses qu’il entraîne a «fortement dégradé la liberté de religion ou de conscience». L’AEM dénonce également les mariages forcés de jeunes femmes et de filles – de l’enfance jusqu’à la jeunesse adulte – issues de minorités croyantes, «autorisés dans certains pays dans le but de les convertir».

En conclusion, Jean-Noël Fermaud a insisté sur l’importance effective du «rôle des femmes dans la consolidation de la paix, en particulier celui des femmes leaders religieuses». L’AEM s’est engagée à promouvoir davantage «leur leadership dans les processus de réconciliation et de médiation communautaire».

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