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Ces cultes évangéliques dans des entrepôts qui perturbent la tranquillité du voisinage

© YuliiaHurzhos - Depositphotos
En région parisienne, les bruits de chrétiens qui se réunissent dans des entrepôts empêchent leurs voisins de vivre normalement.

«J’habite au troisième: du vendredi soir au dimanche soir, j’entends les bruits, les klaxons.» C’est le témoignage d’une voisine excédée par le bruit des Eglises évangéliques qui se réunissent jour et nuit dans des entrepôts à Alfortville ou à Villejuif, en Île-de-France. Le Parisien a diffusé sur son site et sur sa chaîne YouTube, le 12 avril, une enquête sur ces activités bruyantes qui désespèrent le voisinage.

Des nuisances sonores fortes et constantes

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C’est un endroit qui ressemble à une zone industrielle, mais ce sont douze Eglises évangéliques et des témoins de Jéhovah, en y faisant une Salle du Royaume pour leurs cultes, qui s’y réunissent et indisposent les riverains. «Nous allons changer l’atmosphère en ces lieux, il y a des gens qui vont tomber!», annonce un pasteur non identifié de l’une de ces Eglises qui attirent des centaines de fidèles des quatre coins de l’Île-de-France toute la semaine, et notamment le week-end. Si pour ce pasteur, l’ambiance festive est la norme, c’est un «calvaire» pour les voisins, explique Le Parisien qui leur donne la parole.

«Je travaille toute la semaine, je me lève à six heures, je rentre, il est 20 heures: la moindre des choses, c’est de pouvoir me reposer le week-end, mais je sais que je ne peux pas», se désespère une autre voisine. «A partir de 22h30 jusqu’à 5 heures du matin, la main de Dieu se manifestera puissamment», déclare une responsable d’Eglise, anonymisée elle aussi. Un autre riverain constate que ces réunions finissent au petit matin, et qu’en partant les chrétiens s’interpellent sur une centaine de mètres de distance. «Là, vous voyez, il y a du double vitrage; il y a des volets, quand on ferme, on entend la musique plus fort que la télé», indique-t-il à la journaliste depuis l’intérieur de son appartement.

Des solutions provisoires

Ces Eglises louent les locaux à l’entreprise Alfortville Invest, faisant face à des conditions de location difficiles, avec des garanties élevés, et au refus de certains propriétaires en raison des plaintes. Le sociologue spécialisé dans l’évangélisme Sébastien Fath explique qu’il faut effectivement du temps pour obtenir des locaux, qu’il faut un capital qui n’est pas facile à réunir. «Il faut aussi se faire connaître et, dans l’intervalle, on va choisir des solutions d’attente, des solutions provisoires.»

Alertée depuis des années, la municipalité a décidé de mener des contrôles. En attendant, un voisin lassé déclare cependant ne pas souhaiter qu’elles ferment, mais qu’elles le laissent dormir.

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