Skip to content

L’Institut biblique de Nogent co-organise un colloque international «Piétismes et Éducation»

© DR
Du 25 au 27 février aura lieu à Paris un colloque interdisciplinaire et international consacré à l’influence sur l’éducation des piétismes, influents mouvements de réforme et de renouveau spirituel.

Courant majeur du luthéranisme allemand, le piétisme – caractérisé notamment par la recherche d’un renouveau spirituel, d’un regain de ferveur et par la forte volonté d’une juste interprétation de la Bible – s’est développé au17e siècle dans la ville de Halle où le pasteur et professeur d’université August Hermann Francke lui a donné une dimension éducative. Parallèlement, la tradition proto-protestante hussite, née avec le Tchèque Jan Hus au 15e siècle, mettait, elle aussi, l’accent sur la piété et l’éducation communautaire, guidée par le pédagogue John Amos Comenius et Nikolaus Ludwig von Zinzendorf, évêque de l’Eglise des Frères moraves.

Un colloque en collaboration avec des organismes de référence

Publicité

Un rapprochement s’est fait entre ces courants aux 18e siècle, avant que ces piétismes, qui partageaient un intérêt commun pour l’éducation avec les Lumières allemandes, n’influencent le méthodisme outre-Manche, mais aussi les modèles éducatifs européens, notamment en francophonie.

Cet apport des mouvements piétistes à l’éducation fera l’objet d’un colloque sur le Campus Condorcet à Paris du 25 au 27 février. L’événement est organisé par Anne Ruolt, professeure à l’Institut biblique de Nogent (IBN), avec le soutien du laboratoire de recherche Groupe Sociétés, Religions, Laïcités du CNRS et de l’Ecole pratique des Hautes études. Le Centre de recherches interdisciplinaires en sciences humaines et sociale de l’université Paul Valéry, ainsi que la fondation évangélique Oïkonomia, épaulent également le projet.

Approche historique

Les organisateurs ont choisi d’aborder l’éducation sous l’angle de l’Histoire, car «elle est une forme de propédeutique à l’éducation qui nous instruit sur nous-mêmes», explique Anne Ruolt. «Elle fixe des repères pour l’action et permet de retrouver la mémoire pour s’ouvrir des possibles; éviter de réinventer la roue à chaque génération.» Le choix d’appliquer l’approche historique aux piétismes éclaire donc l’influence décisive de ce mouvement sur les conceptions de l’éducation aujourd’hui. Anne Ruolt précise que «par son idéal de Bildung (formation), il promeut une formation intégrale de la personne, où instruction et éducation morale se combinent pour le développement d’un être conforme à l’idéal divin.»

Parmi les intervenants, Anne Ruolt parlera du piétisme éclairé, de la Bildung et du principe de sagesse dans l’un des berceaux du piétisme, Halle-Glaucha. Son confrère Pierre-Yves Kirschleger, maître de conférences à l’université de Montpellier, parlera pour sa part de l’éducation en France à l’école des piétismes.

Thèmes liés:

Publicité