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Jésus dérange-t-il la Gen Z? Ce que révèle l’étude Youthscape

Une étude Youthscape révèle comment des jeunes non chrétiens perçoivent Jésus et les récits bibliques. Des réactions qui bousculent les repères classiques.
© Alexandra Fuller – Unsplash / Une étude Youthscape révèle comment des jeunes non chrétiens perçoivent Jésus et les récits bibliques. Des réactions qui bousculent les repères classiques.
Pourquoi Jésus peut-il apparaître comme dérangeant pour la génération Z? Une étude de l’organisation Youthscape a analysé la réaction de jeunes non chrétiens face à plusieurs récits bibliques.

L’organisation Youthscape a récemment publié un rapport de 140 pages intitulé Troubling Jesus («Dérangeant Jésus» ou «Déranger Jésus») afin d’étudier la réception de la Bible par la génération Z (née entre 1997 et 2012). L’étude (non représentative) a été menée en partenariat avec la Scripture Union et la Bible Society, financée par le Sir Halley Stewart Trust. Les enquêteurs ont invité quarante jeunes non chrétiens âgés de 14 à 18 ans à méditer cinq passages bibliques en groupe de discussion: les histoires de Jonas, de la Samaritaine (Jn. 4, 1-30), du paralytique (Mc. 2, 1-12), de Zachée (Lc. 19, 1-10) et la question de Pierre sur le pardon (Mat. 18, 21-22).

Le but était de voir si ces jeunes recevraient ces récits comme ce que les animateurs jeunesse estiment être de «bonnes nouvelles» alors qu’ils vivent «la pression, le jugement, l’anxiété et les relations compliquées avec des étiquettes». Les résultats indiquent que les nouveaux cadres culturels – qui mettent en avant la notion de «consentement», «d’égalité», de «réalisation de soi», de «scepticisme vis-à-vis des figures d’autorité» et de «culture de l’annulation» – influencent grandement la perception de la Bible.

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Une lecture de la Bible influencée par les cadres culturels actuels

Les réactions ont été «radicalement différentes» de celles habituellement attendues, selon le rapport. Des jeunes accusent le Christ de «mansplaining» (explication condescendante donnée par un homme à une femme). Ainsi, ils retiennent de l’histoire de la Samaritaine «une dynamique de pouvoir inégale» et qu’il a un «complexe de Dieu», convaincu de ne jamais se tromper. Pour certains jeunes, «Jésus n’est pas le libérateur face au jugement», il est celui qu’ils jugent: «C’est une figure dérangeante. Arrogante, puissante, religieusement motivée et masculine.» Ils lui reprochent de «[remettre] en question le récit culturel dominant selon lequel chacun a sa propre vérité et peut croire ce qu’il veut, tant que cela ne nuit à personne».

De même, ils considèrent que le récit de l’homme paralytique descendu par le toit est une métaphore des problèmes d’estime de soi et de passivité. Selon eux, la guérison est celle du «regard sur les choses.» En ce qui concerne l’histoire de Jonas, une participante a noté qu’elle trouvait Dieu «vraiment violent et agressif» et que les chrétiens bâtissaient une relation «fondée sur la peur», rapporte Church Times.

Comment les Églises peuvent utiliser ces résultats

Youthscape propose aux responsables d’Eglises, parents ou animateurs jeunesse de partager le rapport avec leurs jeunes afin d’écouter leurs réactions face aux mêmes récits. Loin de critiquer les jeunes, le rapport indique que l’Eglise doit «se laisser elle-même déstabiliser par Jésus, au lieu de réduire l’Evangile à des leçons de vie ou au développement personnel» qui présentent la foi comme «un message de bien-être » et non comme une «rencontre qui renverse».

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