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Israel devrait se prononcer sur le plan de paix de Donald Trump

Carte présentant les frontières d'Israël et de la Palestine telles que proposées par le plan de paix de Donald Trump
© wikipedia
C'est à partir du 1er juillet qu'une décision devrait être prise quant à l'annexion d'un tiers de la Cisjordanie par l'Etat d'Israël. Benjamin Netanyhou s'est adressé à ce sujet à un groupe de chrétiens évangéliques.
Evangéliques.info

Le premier ministre a défini le premier juillet comme une date «cible» à partir de laquelle le gouvernement devrait se prononcer sur le plan de paix proposé par Donald Trump en janvier dernier. Celui-ci inclut l’annexion de la Vallée du Jourdain, soit environ 30% de la Cisjordanie.

Netanyhou invoque un héritage commun à protéger

Selon le Haaretz, Benjamin Netanyahou s’est adressé virtuellement à un groupe des Chrétiens pour Israël le dimanche 28 juin. Il a évoqué les colonies comme «une partie intégrante de la patrie historique juive» et comme «votre héritage et notre civilisation commune». Le premier ministre a souligné l’importance des sites bibliques se trouvant dans cette région. «Ces endroits font aussi partie intégrante de l’identité chrétienne, une partie de notre héritage et de notre civilisation commune» a -t-il affirmé avant d’ajouter que «sous la souveraineté israélienne, cet héritage serait protégé à jamais». Benjamin Netanyahou a en outre fait l’éloge du plan de paix présenté par Donald Trump, qui permettrait d’annexer les territoires occupés depuis 1967.

Netanyahou presse le pas, Gantz cherche à gagner du temps

Selon plusieurs observateurs, le premier ministre qui cherche à fédérer les chrétiens évangéliques et les ambitions de son parti autour d’une vision messianique, sait qu’il a avantage à obtenir l’acceptation du plan de paix tant que Donald Trump est au pouvoir. Tarder au-delà des élections américaines serait prendre le risque de perdre cette opportunité. La communauté internationale n’y est de loin pas favorable.

Benny Gantz a quant à lui souligné que le 1er juillet n’est pas «une date sacrée». Lors d’une entrevue avec Avi Berkowitz, l’émissaire de Donald Trump, et l’ambassadeur David Friedman, Benny Gantz a déclaré que «tout ce qui n’était pas relié au Coronavirus pourrait attendre», y compris l’annexion.

L’acceptation du plan de paix enterrerait la solution des «deux Etats»

Si l’acceptation du plan de paix américain devait avoir lieu cet été ou dans le courant de l’automne, la «solution à deux états» serait bel et bien enterrée. La question se jouera ensuite sur l’approche de Benjamin Netanyahou, nous rappelle Le Figaro. Le premier ministre pourrait opter pour une annexion de la Vallée du Jourdain qui compte une centaine de colonies juives ou s’en tenir à une option minimaliste qui ne concernerait que quelques-une d’entre elles.

Interrogé sur la date du 1er juillet, le ministre de l’Eau Zeev Elkin a confirmé que le «le chronomètre est en marche» mais en précisant qu’il serait erroné de croire que «tout allait se dérouler le 1er juillet».

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