Amit Shas © Facebook

Inde: La nouvelle loi sur la naturalisation inquiète l'opposition et les ONG

Le texte de loi refusant la nationalité indienne aux réfugiés musulmans a été définitivement adopté le 11 décembre. Cet amendement qui prévoit de faciliter la naturalisation des ressortissants des pays limitrophes issus de minorités religieuses, à l’exception des musulmans, inquiète l'opposition et des défenseurs des Droits de l'homme.

Cette loi est sensée une meilleure protection aux six groupes religieux dont font partie les hindous, les boudhistes, les Sikhs et les chrétiens fuyant l’islam au Pakistan, en Afghanistan et au Bangladesh. Cependant, l’idée d’un test qui écarterait les musulmans inquiète par son caractère exclusif. L’opposition y voit un acte anticonstitutionnel s’opposant au principe fondateur de l’Inde.

«Ceci représente une trahison de l’idée fondatrice de l’Inde. Le principe selon lequel la religion définit la citoyenneté, c’est le socle fondateur du Pakistan, pas de l’Inde» a déclaré Shashi Tharoor, député du Parti du Congrès. «L’Inde à l’inverse, a été fondée sur l’accueil des populations de toutes les croyances et religions.»

Pour Palaniappan Chidambaram, autre député du Congrès cette loi devrait être contestée devant la Cour suprême car elle violerait les principes d’égalité et de laïcité inscrits dans la Constitution. «Je crains que ce gouvernement passe cette loi en force dans le but d’appliquer sa politique de suprématie hindoue. C’est un triste jour », a-t-il indiqué à RFI.

Aux Etats-Unis, la commission sur la liberté religieuse internationale (USCIRF) s’inquiète de cette loi et enjoint le Département d’Etat de prendre des sanctions contre Amit Shas, le ministre des affaires intérieures de l’Inde et d’autres membres du gouvernement.

la rédaction d'Evangeliques.info / RFI / The Christian Post - 11 décembre 2019 09:00

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