© iStock

Europe: Devant l’OSCE, l’Eglise catholique dénonce le grignotage du droit à pratiquer sa foi

L’Eglise catholique a dénoncé le grignotage du droit à pratiquer sa foi en Europe, lors d’une rencontre de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), d’après zenit.org. Monseigneur Fredrik Hansen, représentant le Vatican, est intervenu le 13 septembre dans le cadre d’une réunion sur la "Mise en œuvre de la dimension humaine 2018" de l’OSCE à Varsovie, en Pologne.

«Ce qui est particulièrement inquiétant», a signalé Fredrik Hansen, «c’est que, dans toute la région de l’OSCE, une ligne de démarcation nette semble avoir été établie entre croyance religieuse et pratique religieuse: dans les discours publics et même devant les tribunaux, les chrétiens sont souvent convaincus qu’ils peuvent croire ce qu’ils veulent en privé et en vénérant comme ils le souhaitent dans leurs propres églises, mais il leur est interdit d’agir en public sur ces croyances.»

L’ecclésiastique s’est alarmé de ce que «la fausse idée que les religions ont un impact négatif et représente une menace pour le bien-être de nos démocraties est toujours présente.» Le porte-parole de l’Eglise catholique a noté que «selon une opposition grandissante au rôle public de la religion, les actions inspirées par les croyances religieuses ne sont pas les bienvenues dans nos sociétés». Ceci a pour conséquence que «les individus sont empêchés de vivre et d’agir conformément aux préceptes de leur conscience et au droit reconnu par l’Accord final d’Helsinki».

Monseigneur Hansen a également pointé «le déni du rôle public des Églises chrétiennes et la tentative d’exclure les croyants chrétiens du discours public». Ainsi, «non seulement elle refuse aux citoyens leur droit de participer à la vie politique, mais elle peut aussi facilement entraîner une discrimination ou une intolérance plus manifestes». L’Eglise catholique estime que l’OSCE e ses Etats participants devraient promouvoir la participation des communautés religieuses «au dialogue public, même par le biais des médias». Elle invite les Etats participants «à accueillir et à encourager les représentants des communautés religieuses à donner leur avis – fondé sur des convictions morales découlant de leur foi – à propos de la vie quotidienne».

Enfin, pour Fredrik Hansen, des «éléments de la législation antidiscriminatoire» dans certains États participants «semblent contredire les engagements pertinents de l’OSCE, car cette législation ne prend pas en compte et ne garantit pas l’autonomie des communautés chrétiennes, les empêchant de s’organiser et d’agir conformément à leurs croyances». Ainsi, «dans beaucoup d’endroits, a-t-il affirmé, les chrétiens rencontrent un certain mépris, même si leur foi les incite à contribuer au bien commun, à construire et à rechercher une société qui protège les pauvres et les faibles, éduque les jeunes et soigne les malades, et prévient les conflits et les discordes».

l'OSCE, fondée suite à la conférence de Helsinki, regroupe cinquante-sept États européens, mais également d'Amérique du Nord et d'Asie centrale et du nord. Sa mission couvre entre autres la défense des droits de l'homme dans sa région.

La rédaction d'évangéliques.info / Zenit.org - 17 septembre 2018 10:10

Partager/Commenter

Publicité