© Alliance Presse / Elysée

France : pour Régis Debray, l'Hexagone se protestantise sous Macron

Dans un nouvel essai publié ce mois-ci aux éditions du Cerf, intitulé « Le nouveau pouvoir », le philosophe français Régis Debray estime qu’avec son nouveau président Emmanuel Macron, la France se « protestantise » un peu. Ou du moins développe un modèle néoprotestant de faire de la politique. Régis Debray attribue cette évolution à l’accent mis par le candidat, devenu chef de l’Etat, sur l’éthique, la transparence et le travail.

Une thèse qui peut se confirmer par la cuisante défaite de François Fillon, qui s’était largement et volontairement inscrit dans un héritage catholique. L’échec du candidat des Républicains, attribué en grande partie à l’affaire de l’emploi « fictif » de son épouse, signerait la fin d’une « vieille matrice catho-laïque » comme l’analyse le politologue Jérôme Fourquet, dans une tribune publiée le 7 septembre dans Le Figaro.

Est-à-dire que tous les protestants français se reconnaissent dans la façon de faire de la politique d’Emmanuel Macron et ont rejeté la candidature de François Fillon ? Non. De nombreux évangéliques se sont inquiétés pour les positions éthiques du candidat d’En Marche, notamment favorables à la Gestation pour autrui. Historiquement, un certain électorat évangélique se retrouve dans des positions proches de l’électorat traditionnel catholique, comme ce fut le cas derrière la candidate Christine Boutin.

La rédaction - 11 septembre 2017 08:45

Partager/Commenter