Au cœur de la foire évangélique

Les exposants se multiplient chaque année au Centre évangélique de Lognes. Ces œuvres chrétiennes donnent un visage à l’Eglise dans l’espace public. Reportage.

Le Centre évangélique de Lognes, consacré du 20 au 22 novembre à la mission, rime aussi avec foison d’exposants. Venus des quatre coins de France, de Belgique et de Suisse, ils présentent chaque année leur ministère et leurs nouveautés. Rencontre avec cinq d’entre eux.

Groupement d’Assurances

Depuis 1980, Jean-Daniel Schultz se rend au Centre évangélique afin de représenter son cabinet d’assurances, spécialisé pour les Eglises et les pasteurs.

Après avoir rêvé de partir comme missionnaire, il bifurque dans le domaine des assurances en 1973. Quelques années plus tard, il ouvre un cabinet d’assurances. Son but: conseiller les Eglises et les pasteurs dans tous les domaines de l’assurance. «Le Seigneur m’a placé là il y a 35 ans». Il ajoute que sa société relève en réalité du ministère. Il est resté fidèle à cette vocation, même si, en termes économiques, une telle spécialisation est moins florissante que d’autres domaines de la branche. Son épouse Palmira a pris les rênes de l’entreprise en 2006, au départ à la retraite de son mari. Sur le stand, tous deux sont prêts à conseiller les pasteurs ou à entendre le témoignage encourageant d’un de leurs 400 clients.

Matthania

«Les chrétiens ne sont pas assez conscients que des vacances chrétiennes changent des vies». Marc Perez, directeur de Matthania, lui, en est convaincu. Son organisation, basée à Toulon, propose depuis plus de trente ans des camps et séjours ressourçants sur les plans physique et spirituel. La vraie particularité de Matthania: ses sections sportives, avec des camps «montagne» et «plongée sous-marine», supervisés par des professionnels. Tous ces camps sont de vrais outils d’évangélisation et d’édification. Marc Perez se réjouit de la croissance du nombre de participants (863 en 2010) et des engagements qu’ils prennent avec Dieu. Cette année, le thème de camp le plus apprécié fut celui du «Voyage au Centre de la Bible». Révélateur. Matthania doit affronter deux défis: rester aux normes fixées pour les camps et continuer à trouver du personnel qualifié. 170 personnes s’impliquent chaque année.

Institut Biblique Belge

Cela fait quatre ans que les étudiants à plein temps de l’Institut Biblique Belge (IBB) sont présents au Centre évangélique. L’occasion pour eux d’avoir une vision globale de ce qui se passe dans le monde chrétien francophone. L’occasion aussi de se faire connaître au public et notamment aux étudiants potentiels. Plus ancien Institut Biblique en francophonie, situé en plein cœur de Bruxelles, l’IBB a été créé en 1919 par la Mission Evangélique Belge pour assurer la formation de ses collaborateurs.

La vie à l’IBB est régie par cinq principes: la fidélité à la Bible, la centralité de l’Evangile, la rigueur dans l’étude des Ecritures, un accent sur la croissance spirituelle, un lien entre la théorie et la pratique. Les effectifs sont en hausse, mais il reste un défi important: aiguiller les étudiants sortants vers des postes pastoraux en adéquation avec leur dons et en fonction des besoins de l’Eglise. Leur présence à Lognes peut aussi servir à cette fin-là.

Auto-Mission

Dans la région parisienne, Stuart Morton est connu comme un loup blanc. Depuis plus de 20 ans, il s’occupe de la maintenance et de la réparation des voitures. Une activité qu’il a d’abord pratiquée avec OM (qui possédait jadis un parc de 100 véhicules), avant d’œuvrer dans le cadre d’Auto-Mission. L’association propose aux chrétiens évangéliques, aux pasteurs et aux organisations missionnaires un service d’entretien, de réparation ou de conseil à bas prix. Stuart Morton conçoit son engagement comme un «service d’encouragement». «Nos clients savent que nous sommes là pour les écouter. Si une personne désire juste boire un café ou bricoler sur sa voiture, elle le peut». Bien que retraités, Stuart et son épouse continuent de travailler pour Auto-Mission bénévolement. A Lognes chaque année, ils veulent «entretenir les relations publiques» et espèrent trouver une relève.

Eau Vive Provence

Depuis septembre, l’Eau Vive Provence a un nouveau directeur: c’était donc la première fois que Marc-André Descheemaeker tenait un stand au Centre évangélique. Avec une musique d’ambiance «grillon» et des calissons proposés aux passants, il y régnait un petit air de Provence. Située à Ventabren, dans les Bouches-du-Rhône, l’Eau Vive Provence accueille des groupes d’une cinquantaine de personnes pour des week-ends, des camps ou des séminaires, surtout dans le domaine de la relation d’aide et de la guérison des blessures. «J’ai très à cœur le monde chrétien. Bien que sauvés, nous portons des fardeaux et avons besoin de guérison», assure le nouveau directeur. Il se réjouit particulièrement de pouvoir vivre une réelle communion fraternelle malgré les différentes dénominations représentées.

Etude biblique remarquée

L’étude biblique du matin de Daniel Hillion, responsable des relations publiques du SEL, a été remarquée.

Sandrine Roulet et Christian Willi

20 décembre 2010

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