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Strasbourg: le zénith transformé en mega-church

8'000 protestants se sont réunis au Zénith de Strasbourg dimanche matin pour célébrer les 500 ans de la Réforme. Un culte soigneusement préparé pour y inclure toutes les tendances du protestantisme: Christiane Enamé, laïque pentecôtiste, vice-présidente de la Fédération protestante de France, a co-présidé la célébration avec Joël Dahan, pasteur réformé à la fondation John Bost, intervenant auprès de personnes handicapées, et farouche défenseur de la bénédiction des couples de même sexe. La prédication a été assurée par le président de la FPF, François Clavairoly, sur le thème du fils prodigue. Alexia Rabé, chanteuse malgache, ancienne candidate de The Voice, étudiante en théologie à la faculté de Genève et membre de l’Eglise américaine de Paris, a animé une grande partie de la louange.

Sur scène, point de croix, mais une immense rosace illuminée, qui pouvait rappeler celles des cathédrales. Dans les gradins, un gigantesque poisson «Ictus» formé par le corps même des participants, rappelant les chrétiens des premiers siècles - symbole assez répandu dans les milieux évangéliques.

Après la prédication, deux réfugiés syriens, accueillis par des protestants alsaciens, ont donné leur témoignage. Menacés d’être enrôlés de force par Daesh ou de devoir faire leur service militaire dans l’armée de Bachar El Assad, ils ont fui. «Je ne voulais pas mourir pour n’importe qui ni n’importe quoi» résume Agiad. A la fin du culte, la foule a partagé la sainte cène.

Pour Marc Deroeux, secrétaire général de la Fédération des Eglises évangéliques baptistes de France, et membre du bureau du CNEF, qui a pourtant annulé son stand, ces trois jours de Protestants en fête ont été «une belle occasion de montrer le dynamisme du protestantisme», pour «inviter les gens à découvrir la vitalité de l’Evangile», puisque «notre vocation est de conduire les hommes au Christ». Le pasteur appelle «certaines franges évangéliques et d’autres franges du protestantisme à dialoguer en évitant les paroles et les gestes d’exclusion», condition «nécessaire si nous voulons vivre un témoignage porteur dans la société». Or, pour lui, «il y a encore du travail à faire».

la rédaction d'Evangéliques.info - 29 octobre 2017 14:42

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